Cuba :Havana - Santiago via vinalès!

Quand une soeur (maria) et son frère (pédro) louent une voiture, et qu'ils decident de traverser Cuba, à la fin, ça en fait un tas de photos, de sons et d'histoires .

16 mars 2006

Baracoa....présentation

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"La merveille de la beauté de cette terre, et de ces arbres où l'on trouve pins et palmiers, et de vastes étendues pastorales: est la plus belle chose au monde..."
Christof colomb, Baracoa, le 27 mai 1492.



L'arrivée à la gare routière de Baracoa vaut son pesant de cacahuetes.
A peine, vous avez récupéré vos baguages qu'à la sortie, on vous interpelle ou vous alpague...

"casa particulares?? taxi??? cucurucho??"

baracoa4Les riverains  se battent pour vos beaux yeux.
Vous avez beau leur dire que vous avez déja tout ce qu'il vous faut, les "baracoiens" ne vous lachent pas d'une semelle et vous accompagnent le long du maricon, jusqu'à votre nouvelle adresse pour etre sur de ne pas passer à coté de l'aubaine financière que vous representez.

NOtre casa est bien agréable. Balcon avec rockin chair et vue sur la mer.
Avec un salon et un frigo privé...
Nos hotes sont cordiaux et notamment notre maitresse de maison, jolie psychiatre qui fait occasionellement de la télé et de la radio locale.

Il doit etre 15 heures.
Nous allons à la plage.
plageb_1La playa c'est assez sympathique mais vu les temperatures et l'absence de parasol, c'est rapidement "insupportable".
Nous dialoguons avec un couple de danois croisé avant dans le bus Viazul.
Kirsten et Jesper, qui vont se baigner nous demandent de surveiller leurs affaires .
La confiance règne !!

De très jolies demoiselles (mineures...) allongées à quelques mètre de nous ,me font de l'oeil en ricanant.
L'une d'entre elles s'amuse à jouer avec sa langue, tout en me regardant.

Rapidement, des cubains s'attroupent autour de notre serviette.
Alphonso, un adolescent charmeur soit disant orphelin et sdf qui  nous implore de l'argent et qui s'interesse d'un peu trop près au masque du danois.

En me baignant, je fais la connaissance d'emblée de diego et d'elvis qui m'appellent dans la foulée une de leur copine. "Carmen"
Splendide latino teint en blonde...
Elle est célibataire et cherche un "nuevio".

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L'année des méduses
L
e soir même, ,nous retrouvions ce trio en ville.
Le centre ville de baracoa est relativement animé avec quelques bars ou discotheques avec groupes de rigueur.

La petite place et son église sont charmantes. Il fait chaud...
Diego nous emmene sur la plage.

Nous avons de la bière, nous chantons avec eux...

Le ciel est étoilé...les vagues..le clair de lune...
Un bain de minuit s'imposait, les cubains étaient très enthousiastes à cette idée.
Mais par mesure d'hygiène, maria et moi n'avions pas de sous vetements.
Carment prit soin de nous mettre à l'aise et se deshabilla le plus simplement du monde .
Je pouvais voir ses jolies fesses se dandinner , elle plongea dans une vague...

Maria allait dire OUI, finalement, un vrai bain de minuit dans la mer des caraibes c'était pas si désagréable.
Quelque peu éméché, je ne me fis pas prier pour aller rejoindre  dans l'eau  et dans le plus simple appareil , la jolie Carmen..Je laissai mes affaires sur le sable.

L'eau était délicieuse. Carmen aussi.
Et puis "la bella chika" remonta aussi sec...Je restais seul dans l'eau à attendre les autres...
à me laisser échouer sous le flot des vagues
Et puis aie..Une brulure au ventre...
Re Aie..une deuxieme, surement un rocher.

Comme personne ne m'avait rejoint (sympa!!) je décidai de cesser ce bain de minuit .

Nu comme un ver, je  scrutais le sable cherchant  desespérément mes vetements qui avaient disparu.
Mais où étaient ils bon dieu??
Et plus j'approchais de là où était Maria , plus je distinguais des ombres familières.
Des képis. LA POLICIA......Ils discutaient avec Elvis, Diego et Carmen qui s'était rhabillée

J'étais à poil et bourré, sans passeport.
Caché dans l'obscurité, je décidai de retourner discretement dans l'eau et d'attendre afin d'éviter les histoires.
Mal m'en prit, je fus une ,nouvelle fois brulé au ventre...
J'aurai pourtant du savoir qu'en cette période de l'année, les forts vents maritimes provoquaient l'afflux massif de méduses dans la baie de Baracoa !!!

Tel un Jean-Paul Dus des temps modernes, je sortis de l'eau en courant puis finis par recuperer mon jean plein de sable  que maria m'avait gentimment planqué.

Conseil : si vous vous faites piquer par une méduse, prenez du sable et frottez le sur votre peau, sur la brulure de manière à enlever les petits  fragments de tentacule laissés par  l'animal.



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24 mars 2006

on s'occupe comme on peut !!

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Je me réveillais donc  le matin avec sur le ventre  une brulure de méduse de 20 cm de long .
on pouvait voir , nettement ,moitié rouge et violet, la forme  de la tentacule et les petits points blancs qui vont avec.
IMPRESSIONNANT.

Ce qui est marrant c'est que huit mois après ,j'ai encore une toute petite marque.
Dommage qu'il disparaisse ce souvenir de Cuba.


Baracoa...Un bon moment.
Les photos, que vous pouvez voir en illustrations, sont, pour la plupart, trouvées sur ce site.
Nous n'avons pas specialement pris de clichés lors de cette escale.
Dommage car il y en avait de somptueux à prendre.

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Comme le disent les guides, Baracoa est une ville intemporelle.
Une lieu où le temps semble s'être arréter.

Un endroit où il fait bon flanner. J'aimerai y retourner un jour.


Et découvrir les milles recoins merveilleux qui doivent se cacher quand on sort du village...

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el yunke...une montagne en forme d'enclume.
Tout autour c'est la forêt vierge...
Il ya enormément de possibilités de culture.
Cacao, café, banane, j'en passe et des meilleurs.
Ici, la vie est semble t'il un peu moins dure.

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Baracoa et ses environs ont servi de décors au téléfilm "robinson crusoé' avec pierre richard.

Un tournage éprouvant sous 35 degrés.
Les cubains aiment beaucoup le "grand blond", on peut d'ailleurs voir sa photo dédicacée dans un célèbre bar havanais.

 

Pendant ces 4 jours, nous avons passé notre temps à nous promener, à faire bronzette, boire des mojitos et faire connaissances sur connaissances. Baracoa est une ville à touristes, pas beaucoup de boutiques, ou de bars mais on trouve son bonheur, de toute façon il est là, à portée de main.

Un rasta qui écoute à fond "sweet sweet fanta diallo" et qui te propose de la ganja...
Un jeune étudiant qui partage avec toi sa bière, tout en se dandinnant sur du reggaeton.
Ou un certain Maximo qui nous offre généreusement et spontanément, à chacun !!,  une superbe boite en bois avec peint dessus  le drapeau de Cuba.

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Le soir, on allait sur la place de l'église.
Une chaleur accablante.
Une ambiance electrique.
Où cubains, cubaines et touristes  se mélangeant ,jouaient au jeu du chat et de la souris.


Je ne sais pas si c'est une bonne ou mauvaise chose, mais ici, les celibataires hommes ou femmes, si ils le desirent, peuvent rompre leur solitude.

Certains touristes éméchés, gras et adipeux, n'hesitent pas à exhiber leurs liasses de billets devant la casa de la trova, histoire de montrer aux jineteras qu'à defaut d'en avoir dans le pantalon, ils en ont dans le portefeuille.
Notamment un portoricain grossier et malotru pensant pouvoir tout acheter avec son fric !

Lors de ces soirées nous allions aussi sur le petit malecon...
On y avait installé une scène et tout les soirs il y avait des animations, concerts, DJ ou danse...
Beaucoup de monde...beaucoup d'ados..beaucoup d'alcool...

Le soir du 26 juillet, pour la fête nationale, castro faisait son discours à la télévision.
Les gens, impatients, étaient rassemblés autour de cette scène musicale silencieuse, quand "el barbido" fait une intervention télé , pas de musique, on ne moufte pas . Et puis au bout d'un certain temps...
le reggaeton déboule a fond les gamelles et c'est la fiesta !!

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Avec maria, on a été visité le musée de Baracoa.
Pas grand chose à y voir mais quelques photos tableaux ou documents historiques.

Le guide nous a fait une visite bien sympathique en espagnol.
et le plus serieusement du monde, il nous racontait que des bétises.

Du genre "baracoa est la plus belle chose jamais vue par christof colomb, juste après la tour eiffel".

Une visite que j'ai du écourter tellement j'avais chaud, il fallait absolument que j'aille m'achetr de quoi m'hydrater.

Posté par pedrolane à 18:15 - baracoa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

De l'autre coté du pont....

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C'est sympa les guides.
Dans le LONELY PLANET, il disait qu'on pouvait trouver  facilement une petite crique bien agréable située pas très loin.
Maria et moi decidons donc de suivre  l'itiniraire proposé par "Conner Gorrie".
Il suffit de longer la plage de Baracoa...et puis à un moment  donné on arrive à un point d'eau.
Et là, on doit  demander à quelqu'un de nous faire traverser sur sa barque, en echange ,bien entendu, d'une pièce ou deux.

Facile comme tout. On arrive à un espace de fleuve, de lac ou de je ne sais quoi.
Il y a pleins de petits crabes qui sortent du sable-gadoue.
On voit une embarcation mais là ô surprise...
Nous ne sommes pas Cubains donc pas possible de monter dedans.
CUC ou pas CUC... impossible de convaincre le reponsable du canot de nous embarquer avec lui.
Il nous dit de ya aller à la nage, genre 500 metres, ou peut etre moins?? plus??

Le genre de truc d'indiana jones ou de nicolas Hulot quoi...On avait nos affaires et pleins de bonnes excuses.
Demi tour et pause bronzette...

et puis  en fin d'apres midi sur la plage,alors que le soleil se couche , on croise deux touristes francais.
Deux types vraiment cools ,des "routards" qui ont pas mal bourlingué en amerique du sud.
Après nous avair expliqué qu'ils s'étaient fait escroquer aux changes, parce qu'ils n'avaient que des dollars, ils nous racontent qu'eux aussi, ils n'avaient pas pu monter dans le canot et qu'ils avaient  du nager.
Que ça se faisait bien etc..etc...et que de l'autre coté c'était "comme en amazonie, un autre monde..."

Le lendemain, sous un soleil de plomb, accompagnés de deux charmantes demoiselles, nous étions prets à tenter l'aventure. Bis repetia...on longe la plage...on arrive au point d'eau, on voit "la pirogue".
Nos chaussures s'enfoncent dans la gadoue où y a les crabes.

Nos "amigas" montées sur le fameux canot, avaient pris nos affaires et alors que je les voyais s'eloigner vers l'autre rive et que j'avais de l'eau jusqu'au cou, je me demandais ,soudain,  si il n'y avait pas un risque quelconque qu'il y ait des pirannas.

Finalement, on n'a pas eu à regretter notre bravoure.
Pas de crocodiles, de serpents mangeurs d'homme ou de méchants poissons.

Juste un petit pont en bois...avec des enfants dessus pechant des crabes...
et puis des maisons , des jardinets d'un autre age, plein de vert, de papillons partout.

Plus de bitume, tout juste si il y a l'electricité...

baracoa3un petit sentier où l'on croise une maman cochon toute noire et ses petits à la traine...
un paysan qui siffle, et qui monte à un cocotier, qui prend sa hachette et nous offre de l'eau de coco, parce qu'une nouvelle fois on était déshydraté ...

on arrive peu après à notre petite crique...

Un endroit bien sympa...sauf qu'il est sur les coups de midi et que c'est même pas le peine de penser à la bronzette ,le soleil tape comme pas possible.

Un homme du cru m'emmene avec lui , sous leau, "explorer" un endroit sympathique.
Il suffit de plonger au niveau de rochers, s'engoufrer dans un tunnel...et apres 5 ou 7 secondes d'apnée on arrive dans un endroit on l'on peut se mettre debout et respirer sous les rochers.
Le "senior" m'explique qu'il a emmené sa femme à cet endroit, il y a bien longtemps pour y etre tranquille, à l'abri des regards indiscrets.

PARENTHESE: Comme les jeunes couples cubains ont énormément de mal à avoir leur intimité, ils font souvent l'amour dans la mer.

C'était si bon de faire un bain de soleil, allongé dans l'eau, bercé par les vagues...

Posté par pedrolane à 19:09 - baracoa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2006

une petite promenade dans la montagne...

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Nos vacances touchent à leur fin.

Pour ce dernier jour à Baracoa, nous avions décidé de partir en excursion dans la montagne...

Un guide nous avait branché , l'avant veille dans la rue.
Il avait une bonne tête,et ses tarifs étaient moins élevés que les agences officielles...

Comme d'hab', le reveil fut rude, avec  bouche pateuse, vapeurs d'alcool etc...*

A l'heure du rendez vous, on nous fait monter dans une grosse camionette et direction la cambrousse.
Nous sommes avec d'autres touristes, que des couples européens (danois, hollandais et slovène et parmi eux, une neerlandaise d'une incroyable laideur (elle glissera d'ailleurs sur un étron quelques heures plus tard et se fera mal sur un rocher la pauvre...).

Le guide est du genre cordial , il parle très bien  anglais...
Il m'explique qu'il avait vécu quelque temps à la havane mais qu'ici dans la nature, il a tout ce qu'il veut, il se prend pas la tete;
"à baracoa, il y a moins de policiers et plus de nourriture..."

En fait, notre promenade va nous conduire sur les bords d'une riviere , un endroit ou il y a pleins de cascades et autres goufres...je me coupera d'ailleurs l'orteil en glissant sur une pierre.

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Notre guide nous  propose pleins de nourriture et notamment des bananes frites, cuites dans une petite cahute appartenant à des paysans...c'est du genre rustique

Les bananes frites sont le met préféré des enfants.
C'est bon... c'est comme des patatas fritas.

Nous entendons à un moment donné une salsa endiablée qui sort d'une chaine hi fi...

C'est CANDIDO FABRE.  Un musicien que je ne connaissais pas et qui parait-il est le roi ici...
il aurait joué 10 heures non stop lors d'un carnaval.
J'ai depuis téléchargé sa musique (car non disponible sur i tunes ou ailleurs) , c'est tout bonnement génial...

Cette ballade fut donc bien agreable si ce n'est qu'à un moment ,le guide s'ets rendu compte que Maria était ma soeur et non ma petite amie.
Du coup apres, il a fait que de la draguer...de lui dire que c'etait la femme de sa vie, sa dulcinée etc...

"Just leave me alone" furent  les derniers mots  qu'il entendit d'une maria excédée et rouge pivoine...

Bref, le guide nous fait un apercu de la flore tres riche ici, bananes, café, pleins de fleurs et autres fruits.
On en apprend des choses. et puis on va se baigner, sauter de rochers.
En fait , les cubains aiment venir se rafraichir au bord de la riviere,et c'est effectivement beaucoup plus agreable que la plage.

unetan_11Nous avons la chance de pouvoir gouter au cucurucho.
Une spécialité de Baracoa à base de chocolat et de noix de coco.
Un conseil, evitez d'en acehter aux coins de rues, ce sera du cucurucho froid et pas terrible, alors que quand c'est tout chaud, c'est tout bonnement exquis.

et lors de cette dégustation, une vision d'horreur.
Les entrailles d'un cochon avec tripes et boyaux ,étalées sur une table en plein cagnard.

Bon appetit....

Posté par pedrolane à 18:29 - baracoa - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

le chocolat de baracoa

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image2La révolution cubaine a permis à Baracoa d'être un peu moins isolée.
Une route la reliant à Guantanamo a été l'un des plus  gros chantiers réalisé par Castro.

Le Che , en personne, en tant que ministre de l'industrie alla inagurer l'usine de chocolat, c'était il ya plus de 40 ans.
Un site quasimment secret defense.



SI je vous parle de chocolat, c'est pas pour rien...
Ce dernier soir à Baracoa fut particulierement arrosé.
Une fois arrivé à la chambre d'hote , j'avais comme une petite faim.
Et pris une barre de chocolat que j'allais me deguster au lit, avant de faire un gros dodo...

Je me reveillais le lendemain avec quelque chose de collant et visqueux sur ma peau.
Quelque chose de marron...
Ma premiere reaction fut de me dire que je m'étais lamentablement "chié" dessus.

En fait, Je m'étais endormi avec "el chocolate" et j'en avais foutu partout sur les draps et l'oreiller.
Le drap blanc était désormais couleur caca.
La honte, je ne vous dis même pas quand il a fallu que j'explique ça à notre hotesse...

13H15 : c'est l'heure du bus Viazul pour rejoindre santiago.
A l'aérogare nous voyons des cubains croisés lors de notre séjour;
L'un d'eux nous tend , euphorique, le tract d'une sorte de secte évangélique (ils sont partouts !!).
Il a sur son bras trois tatouages grossiers et très très mal réalisés, genre: on imagine la douleur qu'il a pu ressentir lors qu'on lui a fait.
Une feuille de cannabis , le portrait de senior guevarra et puis une croix gammée..

adios Baracoa...Demain on se tape, santiago -la havane en bus.
Départ : 9 heures, arrivée 1 h du matin.

Posté par pedrolane à 18:47 - baracoa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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