28 octobre 2005
Premiers contacts !
Je tiens à preciser que je n'ai aucun lien de parenté avec Jean-Cyril Spinetta .
Sachez le en tout cas , excellent voyage. Les stewards tres serviables, les plateaux repas vraiment bons, boissons et alcool à volonté. Petits cadeaux : un masque bleu pour dormir sans etre ébloui par la lumière ET une couverture toute bleue si jamais on est géné par l'air climatisé...
Cerise sur le gateau : le commandant nous explique que l'ouragan n'est plus sur Cuba et qu'on va passer de bonnes vacances ensoleillées ! la pression peut retomber. Après deux mignonettes, je peux,enfin,dormir un peu, harassé par cette journée.....dommage j'ai manqué la projection du chef d'oeuvre Miss detective 2.
Le boeing atterit sur le tarmac de José Marti.
" la havane, 25 degrés, il pleut! tout le monde descent".
il est minuit heure locale.
Dehors, la lune est cachée par les nuages. Sur la plate forme
de débarquement j'aperçois les premiers cubains, les premiers sourires,
les premieres paroles, un accent chantant et un rythme saccadé.
il fait lourd.
LES DOUANES/
Y a pas à dire il fait très chaud dans cette salle. trop chaud !La douane est un batiment plus moins moderne.
De grosses rafales de pluies dehors. un vent qui souflle...des papiers qui volent.
Je
vais aux toilettes,ne fais pas attention(à l'odeur)et met ma chaussure
dans une énorme flaque d'eau (?). les Wc sont bouchés.Et ma chaussette
trempée! la lampe gresille par intermistence.
Plus de lumière. Première panne d'electricité , là bas ont dit "APAGONES". cela dure 5 minutes.
En tout, il doit y avoir 7 files d'attente.
C'est presque aussi long qu'à Roissy. Du monde devant, derrière.
Et pas de chance pour nous, la notre de file est plus longue à la detente. une heure et demi passent,
le
dounier n'a pas à proprement parler une mine patibulaire, mais il ne
semble pas avoir inventer l'eau chaude. il fixe ma photo, mon visage et
alterne pendant trois longues minutes. apres 7 minutes de
réflexion, il décide de me laisser passer et me rend un petit papier
qu'il ne faut ABSOLUMENT pas perdre
,
la carte de tourisme.
AEROPORT JOSE MARTI (photo)
Objectif: prendre bagages le plus rapidement possible , trouver taxi et faire du change.
J'échange à la CADECA pour l'équivalent environ de 450 euros.
Pour faire simple, à Cuba, il ya deux monnaies: le péso cubain utilisé par le pueblo, 26 pour un euro.( dessus des personnages de la revolution : josé, camillo, ernesto ou antonio, avec on ne peut quasiment rien acheter pour la bonne et simple raison que les magasins d'état qui l'acceptent n'ont rien à vendre )
et puis le péso convertible , un pour un eurodollar utilisé par les turistas. (dessus des monuments, avec la
possibilité de tout se procurer , quand les cubains font la
conversion de leur paye mensuelle ,ils ont en moyenne
l'équivalent de 30 pesos convetibles /euros).
Ici à cuba, il est vraiment désavantageux d'avoir des dollars dans les poches.
le change est fait je glisse les nombreux billets dans ma housse ultraplate samsonite)....
Il ne reste plus qu'à attendre les bagages. Comme on a perdu du temps à la douane, ça devrait aller vite.
Le tapis roulant tourne : vélos, chaine hi fi, valises, cartons dvd, sac à dos.
Les gens, tout sourire, récuperent leurs biens et s'en vont découvrir ce qu'il ya de l'autre coté de la porte vitrée.
Nous retrouvons deux petits jeunes rencontrés à Roissy.Deux
parisiens de 19 ans, l'un d'eux qui est apprenti chez air france vante
les mérites du comité d'entreprise. ils vont se taper une semaine à Varadéro.
Pour moins de 400 euros. Kevin me confie avoir hésité avec Ibiza.
Varadéro, c'est parait il , 20 kilometre de sable blanc.
et
c'est aussi la vitrine du tourisme à cuba, si vous aimez les mega
complexes hoteliers mal entretenus, les ambiances club, et le farnienté
autour de la piscine alors que la mer bleu azur est à 50
mètres c'est pour vous!...Je suis sur que l'on peut y faire de
chouettes rencontres avec d'autres européens (anglais, allemands,
hollandais ou encore danois) et y passer d'agréables soirées GO.
Les cubains y seraient à Varadero, personna non grata.
Réception bagage :2 heures du mat.
Il y a aussi
parmi nos nouveaux copaintouristes qui parlent avec nous une
jeune islandaise de 22 ans Hilda. Elle nous explique dans un excellent
anglais qu'elle a du poireauter trois jours à londres à cause de la
tempete.et qu'elle va passer un mois ici toute seule.
Deuxieme ou Troisieme panne d'électricité, peu importe...
Quelque chose cloche! il manque une flopée de bagages, nous sommes
au moins 30 à rester, et les tapis pour les valises roulent à
vide...Ruée sur l'accueil, la dame qui s'occupe de ça à l'air débordée,
les gens commencent à maugréer, à gueuler, à perdre leur self contrôle.
Finalement, une femme trop maquillée et mal polie prend les choses en
main dans un "superbe" espagnol.
"les bagages sont restés à Paris,il arriveront demain à 18 heures,(silence pesant) mierda !!!".
Moi je m'en fichais un peu de pas avoir de brosses à dents ou
de vetements , j'avais le plus important dans mon sac à dos : une
bouteille de rhum TROIS RIVIERE 55° achété au duty free .
Maria , par contre n'avait pas son produit à lentille. Je compatissais!
Après avoir rempli moult formulaires , nous nous dirigeons enfin vers le taxi. Un peu perdus.
(
Hilda nous accompagne , comme ça on se partage la note , comptez à peu
près 20 euros ou pesos ou chavitas pour le trajet aéroport-centro
habana). BANK!
Il doit etre Trois heures du matin. Los van van à la radio. J'interroge le chauffeur (moustachu à lunette )sur l'ouragan qui vient de passer, il rigole. Il s'en fiche royalement.
Dehors, je vois les premieres voitures americaines, des palmiers balayés par les rafales,il pleut énormement , dennis exerce encore de son influence. des gens en t-shirt et bermudas qui courent,dans des rues peu éclairées. il n'y a pratiquement aucun autre vehicule sur la route.
Nous passons devant la PLAZA DE LA REVOLUTION,
place énorme qui peut accueillir plus d'un million de castristes.Sur
l'immeuble avoisinant, le ministère de l'intérieur, je peux y
voir sur la facade le portrait du CHE.
(voila le site internet où j'ai trouvé cette photo :
http://daveinthehay.photo.doctissimo.fr/Cuba-La-Havane-alb3048-1.html ), cette photo je l'avais du dans le guide, j'étais content.
Nous déposons Hilda à son hotel..au revoir , à bientot , rendez vous est fixé le lendemain pour le retour à la case bagages.
Nous arrivons enfin callé netpune, centro habana. Nous payons le tacos et dechargeons nos bagages.
Pas un chat dans la rue. Pas de Reverbères, NO LUZ !
Impression assez bizarre tant les immeubles autrefois majestueux et aujourd'hui délabrés semblent sortir de nulle part.
nous appellons notre hote "ANGELOOOOOOOOOOOO......
Une fois , deux fois!!! trois fois !
CLIK..grincement de porte, et une lumière..une sorte de sabre jedi, un néon. c'est une demoiselle, elle a l'air de dormir.
Paola nous fait monter (escaliers en bois, mur à la peinture écaillée), nous explique qu'il n'y a pas d'electricité, elle semble embétée...nous dit que nous arrivons avec pres de 6 heures de retards et que la chambre est déja louée. (tout ça, c'est bien entendu ma soeur qui me le traduit!).
L'appartement est spacieux et coquet, télévision, canapé, beaux
fauteuils,c'est propre , il y a un balcon, une cour exterieure). Des
tableaux sont acccrochés sur les murs du salon, les plafons sont haut,
il ya une fausse plante verte ).
Nous avons quand meme droit à une chambre. ouf !
La
gentille dame qui a l'odorat developpé nous dit que les toilettes
de la dite chambre sont bouchés mais que ça s'arrangera demain.
et puis aussi qu'il n'y a pas d'eau pour la douche . la chambre est
sympa, grand lit avec miroir et affiche d'une jolie latino naturiste.
Notre hote "angelo" prend alors nos passeports et écrit srupuleusement nos references sur un carnet très officiel.
à priori, il n'a qu'une hate : aller se recoucher.
Il est tard, il fait chaud et je suis sous les draps. Que d'émotions !!!
Apres l'ouragan, apres l'avion raté, l'alerte à la bombe, l'attente à la douane et les bagages perdus,
ça y est on est posé. et tant pis pour tout...l'important c'est d'etre là...heureux
Demain, on pourra enfin se promener dans les rues de la havana. Le pied.
Nous eteignons le néon...prêt à fermer un oeil.
BZZZZZZZZZZZZZZZZZ!!!!
Je me dis que mince, c'est con, la lotion "antimoustique tropicaux "se trouve dans mon gros sac à dos.
buena noté !!
Visite guidée à la Havane.
Cette
première nuit au XXXX calle neptuno chez angelo ne fut pas de tout
repos. Je n'avais pratiquement pas fermé l'oeil. J'étais enervé du café
que j'avais bu quelques heures avant dans l'avion , je faisais que
penser à ce qui allait nous arriver, excité comme un diable je me
retournais dans tout les sens, j'etais piqué par les moustiques,
réveillé par un bébé en pleurs, ou la chaleur de la pièce.
Un réveil plutot rude. Ma bouche est pateuse, operation brosse à dent !
C'est
alors que je me suis souvenu que non seulement il n'y avait pas d'eau
pour se doucher mais que aussi les wc etaient OUT. Tant pis, c'est la
vie...
Et surtout la lucha quotidienne des cubains.
D'ailleurs je ne devais pas me plaindre car j'allais à l'instant dévorer un delicieux petit dej'
composé de café cubano, de goyaves, bananeS, tranches de pain, lait et
bien sur "Omelettas"(il faut savoir que pendant trois semaines tout les
jours , tout les matins ,nous allions incurgiter des oeufs,pas
recommandé en cas de cholesterol).
Ce petit dejeuner quotidien etant un VERITABLE LUXE pour le cubain lambda.
je fais alors connaissance de carolina* et genevieve*.
Deux etudiantes françaises, parisiennes parties avec la même association que nous.
Elles
sont souriantes, elles aussi ont un peu galérer avec l'ouragan, on en
discute quelques minutes avant de devier sur le sujet des itineraires
touristiques envisagés.Puis sur ce qu'on fait dans la vie.
C'est donc la CALLE NEPTUNO que vous voyez en photo, du balcon de chez angelo, vous remarquerez que j'ai le meme t shirt qu'hier...il faudra retourner ce soir à l'aeroport.
Arrive Rafael. La trentaine, Black, cheveux rasé, en t shirt blanc et short, claquettes...assez imposant, lob de l'oreille arraché (je vous raconterai plus tard comment).. souriant avec une voix grave, il parle vite . Rafael vient de santiago, c'est un ami de la famille; il travaille occasionellement dans la plomberie ou la maconnerie, et il est fier de nous dire que c'est LUI qui a fait la BELLA salle de bain de notre chambre ( temporarement sans eau courante) . Nous lui proposons de devenir pour la journée notre guide. Il accepte gentiment notre invitation...et court dans la foulée à son domicile s'habiller mieux.
Désolé de vous le dire mais parler espagnol à Cuba
est vraiment un plus!! et je regrettais comme JAMAIS d'avoir
choisi russe en deuxieme langue en 4eme au college berthelot.
Rassurez vous, il est facile de communiquer avec les cubains même sans
maitriser la langue de Cervantès.
Ne serait ce qu'avec la musica !!Lors de cette visite de la Havane ,je parlais salsa avec rafael, nous chantions des classiques et faisions des percus avec notre bouche ( c'est vraiment très intérssant !)...Rafael chanta à merveille el manicero ou lagrimas negras.
Centro habana a un avantage: c'est qu'il se situe au milieu de tout, habana viera, vedado, malecon, casa de la trova...
Le depaysement est une sensation vraiment agréable. Les premiers pas dans ce quartier POPULAIRE furent troublants. Beaucoup d'hommes dans les rues torse nu, Puros et cigarettes au bec et qui élevent la voix ,
des
enfants qui jouent au base ball avec des batons et une boite de
conserve, des chiens amaigris qui fouinent dans un tas d'ordure ...
des
motos pétaradantes aux conducteurs sans casques, une pharmacie et une
épicerie ouvertes, et rien ou peu , me semble t'il ,sur les étals.
Nous marchons depuis plusieurs minutes quand soudain un mec
jeune à l'allure louche, dépenaillé interpelle Rafael. Celui ci semble
sur la defensive, il sort des papiers de sa poche. Le type qui n'inspire pas confiance est un FLIC.
Il faut savoir que les cubains n'ont pas à priori le droit de cotoyer
les etrangers même si ça c'est un peu relaché ses derniers temps.
Rafael
, noir de peau je vous le rappelle , se fera , en tout , controler 5
fois dans la journée. et à chaque fois , il gardera son sourire ,
habitué à ce que je considère être un abus d'autorité flagrant.
Le ciel havanais est couvert, le soleil est caché par la grisaille, il ne fait pas trop chaud, notre promenade est magnifique. flanerie sur le PRADO, un passage obligé et pour les touristes et pour les riverains, c'est une trouée pietonne sous des arbres avec des bancs où les peintres vendent leurs toiles, et où les machos,les femmes, les jeunes viennent"faire les beaux".
Il
est 11 heures et demi passée, Rafael vient de se faire controler une
deuxieme fois par la maison poulagas (nicolas sarkosy devrait en
prendre de la graine,; du bon boulot !).
Il est 11 heures : L'heure de l"apéro comme on dit!
Un "son" endiablé sort de ce bar. on y entre.
Première CRISTAL "la preferida de Cuba" ( la cristal est à cuba ce que la KRO est la France).
Je me disais qu'il était un peu tot pour un mojito !
et premier groupe de musique un Septeto : chanteur à la Bennie moré, maracas, congas, contrebasse, timbalès, guitare, trompette -flute. Je jubile....ça joue trop bien !
et
suis dégouté quand je vois un vieux XXX!!!! (bob heinecken et collier en
or) mettre sur ses genous une mineure de 15 ans habillée comme
britney spears.
Rafael est vraiment gentil, il nous emmene devant les endroits incontournables, tels calle Obispo ou le Capitolio,
copie presque conforme de celui qu'on peut trouver à washington aux
states , l'entrée est chère pour le touriste et à part la beauté des
lieux (grandes colonnes, statues gigantesques) , il n'y a pas grand
intérét, si ce n'est un magnifique diamant encastré dans le sol ).
habana vieira
est vraiment un quartier magnifique, avec il est vrai les groupes
traditionnels, les camelots etc mais un charme fou, une ambiance
certaine et cette cathedrale sortie d'on ne sait où..Devant elle
,surtout la nuit, on se croirait devant un décor de tim burton.
PARENTHESE Nutrition: on peut le dire, c'est dur de bien se nourrir à cuba, l'idéal , si le budget le permet et si on veut pas se prendre la tête, c'est de se nourrir chez l'habitant (jamais de mauvaises surprises, diner servi à l'heure souhaitée, copieux etc...).
Les
restaurants sont pour le moins douteux, le personnel pas trop motivé et
puis le service peut etre long aussi. Il y a des chaines de fast food ,
ou l'on mange plutot mal..
Rafael a alors la bonne idée de nous emmener dans le BARRIO CHINO, quartier DIT chinois MAIS où il n'y a aucun asiatique.
Les serveuses et serveurs sont,par contre, affublés de toges japonaises ou coréennes. C'est d'un Kitsh,
Rafael nous y trouve alors un restaurant vraiment pas cher. une sorte de resto associatif.
Une assiette de riz avec du poulet pour deux pesos convertibles. prix très correct.
J'en suis à ma troisieme ou quatrieme cristal. Des adolescents nous sollicitent et demandent la pièce.
Le meilleur souvenir de cette journée fut incontestablement de marcher sur le malecon.
J'en révais de ce moment là. Le malecon, c'est un des symboles de la Havane, c'est leur promenade des anglais.
Les
jeunes, malgré la pollution de l'océan viennent s'y baigner, les
musicens viennent y jouer (un trombonniste nous interpertera la
marseillaise ), les jineteros y draguer. et le cubain moyen y passer le temps.
SI j'y retourne un jour, j'y passerai la nuit.
Un conseil : allez y avec une bouteille de RHUM et partager la.
D'ailleurs à la fin de la journée, on se demandait si il fallait ou non payer Rafael pour ses services rendus.
Nos avis etaient partagés, fallait il ou pas lui donner de l'argent? combien? Allait il bien le prendre?
Le lendemain matin, je lui offrais la bouteille de Rhum d'un litre
de Trois rivieres que j'avais ramené du Duty free..Du rhum martiniquais
à 55 degrés.
Rafael fut aux anges et berça son cadeau comme un bébé.
Il avait meme l'intention de ne pas l'ouvrir et de la garder pour
la boire specialement à Santiago avec sa famille lors de son
anniversaire qui coincidait avec le carnaval. Le surlendemain, il me
confia, qu'il n'avait jamais bu un ron aussi fuerte.
Retour à l'aéroport.
Nous retrouvons Hilda, touriste islandaise qui, elle aussi, n'a pas ses bagages.
la
pauvre n'avait pas eu la veille de chambre à son hotel, et avait du
,contre une petite fortune, se contenter d'un matelas posé par
terre dans un sous sol.
nous récuperons bien contents et à l'heure convenue nos bagages.
Parenthese TAXI: je vous l'ai dit un trajet Centro habana- aeroport en taxi coute en moyenne 20 pesos convertibles, c'est le tarif des taxis officiels. Cette fois, c'est un particulier cubain qui nous y emmene c'est simple c'est deux fois moins cher ! Il a le sens de l'humour, une 40 aine d'année, il parle très bien anglais, son père est exilé en Floride, lui est juriste mais gagne sa vie grace à sa voiture (c'est un veritable privilège ), Il ironise sur sa condition et ne semble pas étre Castriste.
Diner aux chandelles.
Le soir ,erreur d'organisation, nous cherchons un endroit pour se nourrir.
Angélo
et son amie nous EMMENENT alors dans un PALADARES, un resto chez
quelqu'un..endroit discret, on ne l'aurai pas trouvé. (nos hotes
toucheront une commission pour avoir amené à l'EL JINETERO des clients).
C'est très cher et de mauvaise qualité. 10 pésos pour un poulet grillet, le midi au barrio chinolle meme plat était 2 pesos.
La touriste Carolina, nous fait d'ailleurs flippé à table, car la bouteille d'eau qu'on nous a servi est déja "dégoupillée"...
"
ils font ça en colombie, il remplace la bonne eau par de l'eau du
robinet on va etre malade, avoir la colique faut pas la boire,
patati, patata.." Je décidai donc, par soucis de sécurité ,de prendre
une CRISTAL.
Petit détail :notre diner se passa aux chandelles, non par soucis de romantisme mais parce qu'il n'y avait pas de courant.
Nous étions juste à coté du LAS VEGAS, qui est censé etre une sorte de boite de nuit.
Pas de chance pour nous, il n' y a pas de courant et donc pas de sono.
Attablés
à a terrasse sans lumière, nous faisons la connaissance de ruben et
Manuel ,jeunes cubains très gentils. ils s'installent avec nous.
Manuel (que l'on croisera un peu plus tard ) est, je le cite, étudiant en barman, il aime faire le DJ et reve d'aller à paris ou amsterdam pour les raves party...il aimerait sauter en elastique de la Tour eiffel.
pour l"écouter c'est ici.
31 octobre 2005
QUE CALOR ! (deuxieme jour)
C'est une journée delicieuse qui s'annonce. il fait à 9 heures une chaleur accablante, le soleil brille et tape.
je bois mon jus de mangue sur le balcon, mon café encore fumant posé sur le rebord en pierre.
Devant moi, dans la maison d'en face, je vois une senora, se balancer sur un rocking chair, il y a deux chiens sur le toit. Un homme passe dans la rue avec une cariole chargées de bananes, elle grince .
Nos problèmes de douche ne sont pas encore résolus mais angelo nous apporte une immense cuvette remplie d'eau, et puis un petit bol pour qu'on se la verse dessus..Vu la chaleur, ce n'est pas du tout désagreable se se laver de cette manière et en plus ça fait faire des économies.
Nous avons fait la connaissance la veille d'Ernesto représentant de l'association francaise avec laquelle nous sommes partis. Nous faisons un point avec lui sur notre plan de voyages et nos reservations.
Nous n'irons pas à Trinidad et cienfuegos, l'ouragan Dennis aurait dévasté ces deux villes classées au patrimoine mondial de l'humanité.
Ernesto qui parle très bien le Francais, va nous faire la visite.
Je peux apercevoir dans la rue des dames ou des vieux monsieurs assis et qui vendent à meme le sol des objets divers et variés, une cigarette, un rouleau de papier Cul ou encore des canettes.
CALEJON DE HAMEL est un endroit recommandé par les guides touristiques, c'est à deux pas de calle neptuno, je regrette de ne pas y etre allé la veille car tout les dimanches midi à cet endroit, il y a une cérémonie de santéria destinée aux touristes...à Cuba, il y a le catholiscisme et la santéria (et aussi deux ou trois témoins de jehova ou pentecotistes mais peu importe !)
La Santéria est un mélange de vaudou et de chrétienté. Lors de la traite des noirs, on imposait aux esclaves africains ou haitiens de renier leurs anciennes croyances et adorations divines. On les forcait à croire en jésus. Les esclaves ont donc détourné les icones catholiques et en on fait tout autour un monde bien à eux, chaque saint represente un Orishas, un esprit cubain tel Ochun..
La santéria est basée sur la musique (rumba et rythmes de percus lancinants), la superstition et des céremoniaux bien précis (comme par exemple, jeter par terre pour les anges un peu de la bouteille de rhum qu'on vient d'ouvrir).
Les futures prétresses de ce culte, porteront pendant un an des habits blancs, symbole de pureté.
la Calejon de hamel est une impasse dédiée à la Santéria, religion afro cubaine.
C'est un artiste peintre qui a fait cette décoration.
C'est coloré,
c'est chouette comme tout,
Cette jeune femme achete des produits destinés au culte de la santéria,des plantes ou autres herbes pour faire des potions de toutes sortes.
Sur le chemin qui nous mène à l'université, ernesto me parle du régime castriste. Il me confirme que personne ne cite le patronime de Vous savez qui (ce n'est pourtant pas voldemort).
Pour faire allusion à Fidel , il faut juste glisser sa main sur le menton et faire mine de se frotter la barbe.
Ernesto me confie que le systeme en place depuis maintenant 46 ans est comme un arbre
"les racines sont bonnes mais il faut couper certaines branches".
Il est très fier de nous faire visiter sa faculté, elle est très jolie, il y a des petits parcs ombragés ici ou là, avec des bancs on l'ont peut regarder les etudiantes passer, il y a quelques joueurs d'échecs mais peu de monde car ce sont les vacances.
Cette fac a été construite vers 1900, si je ne m'abuse par les américains et peu de personne y avait accés.
Ernesto me parle de l'éducation cubaine. gratuite tout au long de la scolarité. "une bonne chose ..."
Demain , il aura ses résultats d'examen, il est en licence d'économie, apres avoir été éudiant en chimie "pour fabriquer des médicaments".
Nous évoquons alors l'embargo américain qui on le devine leur pourrit la vie de tout les jours !
Ernesto m'explique que les produits importés sont chers car il faut payer le transport.
En effet, les télés, chaines hi fi , vétements ou medicaments viennent par cargo de l'asie ou de l'europe.
Ce serait beaucoup moins cher si ces produits venaient de la toute proche Floride située à même pas trois cents kilomètres.
Nous sommes donc dans le VEDADO, quartier étudiant qui surplombe me semble t' il la ville, ça grouille de monde, vous pourrez y trouver des salles de concerts, un marché artisanal et quelques magazins, Ernesto me montre au passage un homme qui rentre dans le batiment de la radio publique...c'est quelqu'un de connu...
Nous nous dirigeons ensuite vers les grands hotels situés à proximité.
Ces batiments sont majestueux, avec grooms à l'entrée.
Faut tout de même rappeller que toute la mafia americaine s'était implantée depuis les années 30 à la Havane pour faire des affaires juteuses et faire de Cuba le BORDEL DES ETATS UNIS. ils y étaient arrivés, les capone et autres gansters avaient monté un business , lors de la prohibition, où drogues, sexe et alcool attiraient les touristes en mal d'exotisme.
Les ava garder, errol flynn aimaient venir se reposer ici...
Le national hotel en est le symbole. C'est un lieu magnifique, un hotel luxueux et imposant.
On peut entrer le visiter, on y voit des occidentaux portant camescopes et chaines en or.
on y voit aussi des jeunes cubaines bien habillées, entourées de photographe et de leur famille.
Elles fêtent leur 16 ans, age de la majorité...c'est un peu comme la communion. Un véritable évenement dans la vie d'une femme.
à l'hotel national, vous pourrez faire du change, aller sur internet ou faire quelques achats, c'est terriblement cher ! et ennuyeux au bout de 5 minutes.
Ernesto nous raconte que Castro y avait fait son QG au moment de la crise des missiles.
Nous sommes à nouveau sur le Malecon...Ca tape comme jamais le ciel est bleu azur, pratiquement aucun nuage. Il est une heure de l'apres midi. il fait au moins 40 degrés. et la vie est belle..
Ernesto est un peu décu car nous décidons de longer integralement le malecon et donc de ne point prendre de taxi.. soit plusieurs kilometres de marche sous ce soleil de plomb. Nous allons rallier le vieux havane.
Ernesto nous dit qu'il n'a jamais fait aussi chaud sur la capitale et qu'il supporte mal les températures caniculaires.
"Que calor..." dit il en s'essuyant le front avec un mouchoir prévu à cet effet.
Sur la grande avenue on peut voir les coco taxis.
http://chuchi.zoy.org/photos/cuba/thumb7.fr.html
(vous verrez de jolies photos dont celle ci).
La Havane est vraiment une ville magnifique,
les maisons sont si belles, si délabrées. Le vent et l'air marin n'arrangent rien..le gouvernement aurait décidé de financer un vaste de plan de rénovation.
Maria photographie ce groupe d' étudiantes en infirmières, reconnaissables à leur uniformes, elles n'ont pas l'air bien agées.
Elles se font accoster par les nageurs qui prennent un bain. A mon avis, ce n'est pas un lieu de baignade protégé et vraiment propre.Mais ils sont quand même une cinquantaine à se baigner dans l'océan, la plupart sont habillés de leur jean. ça crie, et ca se jette dans les vagues qui s'échouent sur le bitume.
Nous arrivons donc comme la veille à havana vieira, le vieil havane. Un quartier vraiment agréable car à l'abri des rayons du soleil.
Nous nous arretons boire un TUCA COLA sur une terrase.
Avec ce qui est normal, le groupe de son de rigueur.
Cette statue est celle d'un méchant espagnol, un roi ou un gouverneur....
Il réprimait, torturait et humilait les cubano,
le sculpteur s'est amusé à jouer avec un effet d'optique pour ridiculiser le tyran..Saurez vous trouver lequel??
Nous continuons notre promenade.
Ernesto nous emmene dans un endroit insolite et qui vaut le déplacement. c'est la camara oscura, c'est assez bluffant, une invention de léonard de vinci installée en haut d'une tour de 37 étages.
Nous entrons alors dans une salle obscure, là un homme jongle avec des leviers .
Il y a au centre de la salle, une espece de cuve large ,ronde et en cuivre, c'est une sorte de miroir qui récupère l'image reflétée par d'autres miroirs placés plus haut.
Ce qui a pour effet de pouvoir zommer et de voir à 360 degrés tout ce qui se passe à l'exterieur, avec en plus une netteté impressionnante. Quel génie ce léonard !!
La journée touche à sa fin. Ernesto doit se rendre à l'aeroport pour chercher des touristes français.
En fait ernesto y va souvent à José marti... il doit alors prendre un bus bondé , pour souvent deux heures de trajet, des fois il ne retrouve meme pas les gens qu'il est censé récuperé ou bien ceux ci sont hyper désagréables.
Tout travail méritant salaire et ernesto ayant fait du très bon boulot , nous le rétribuons à sa juste valeur à savoir très convenablement, mais largement en déça du prix que nous aurions du payer pour avoir un guide à Paris.
( je vous parle de cela car j'ai croisé plus tard des touristes qui eux aussi avaient passé la journée avec Ernesto, ses francais eurent le culot de me dire qu'ils lui avaient donné Deux euros. Un scandale !)
HISTOIRE D'EAU
à Cuba, l'eau courante est censée etre potable, mais bon, il faut éviter de boire l'eau du robinet.
La touriste Carolina, qui est d'origine colombienne, dit que là bas, on tombe malade souvent à cause des microbes ... bon...
Ici la gestion de l'eau en bouteille est primordiale , déja c'est cher niveau budget, comptez cinq litres d'eau par jour pour deux à raison de un euro le litre et demi...ca commence à faire un peu !
et surtout des fois il est difficile d'en trouver...
ce soir là, après cette fantastique ballade, nous rentrons à la chambre épuisés. Nous dinons et faisons un petit somme, Nous nous reveillons sur les coups de 22 heures..completement désydratés, la gorge seche, et pas d'eau à boire...Nous allions peut etre mourir de soif !
Comme il y a des APAGONES, et donc pas de courant, on nous déconseille fortement pour des raisons de sécurité de sortir dehors chercher à boire, les magazins ou hotels situés non loin n'en auraient en plus pas en rayon.
Maria décide donc de boire au robinet. ERREUR ?
Quand elle l'annonce à nos hotes, ils levent les mains au ciel en disant qu'il ne fallait absolument pas, qu'eux même mettent du produit dedans etc...
On nous fait alors bouIllir de l'eau avec un machin anti bacteries et puis on fait refroidir l'eau en la mettant dans des pains de glace...VING minute plus tard nous pouvons enfin nous delecter d'une eau douteuse au gout de chlore.
C'est dans ce genre de situation qu'on se dit que l'eau est hyper importante, rare et chère et que notre systeme en France est vraiment bien fichu...
Ce soir là j'accusais le décalage horaire. Nous restames chez nos hotes, sans electricité.
à parler et chanter. à nous éclairer avec le néon JEDi.
02 novembre 2005
En voiture Maria ! (troisième jour)
Calle Neptuno, Centro Habana, 9 heures, une clope.
Troisième petit déjeuner,et OUI déja deux jours de passés !!
(
Les bananes que je déguste, à l'apparence un peu passée, sont
tout bonnement délicieuses, c'est simple, c'est comme si je découvrais
les bananas, le GOUT , le VRAI!!).
Comme la veille et l'avant veille, je contemple sur le balcon la vie des cubains au petit matin.
Une jeune fille qui sort dans la rue en cycliste , debardeur rose fluo et bigoudis.
Trois senors enchapeautés et endimanchés assis sur leurs chaises et écoutant la radio..
Un coco taxi vide qui klaxonne à tout va et qui grille un stop !
Et dire que demain, nous devrons DEJA partir pour la deuxième étape de notre périple :
Vinalès et la splendide (parait il ) vallée de Pinar Del Rio.
Je Regarde Trop la Télévision.
En tout cas, je
commence à etre à l'aise en espagnol,et je me rend compte que je peux
communiquer avec plus ou moins qui je veux.
Alors j'en profite pour
dialoguer avec Tahimi, jeune demoiselle de 12 ans. Elle me dit à l'aide
du dictionnaire qu'elle s'ennuie souvent , faut dire qu'elle est
en vacances scolaires la petite Tahimi, et comme y a que des coupures
de courant, elle peut même
pas visionner ses émissions tv. Remarque , à part jouer aux dominos et
regarder la télé, , je vois pas trop ce qu'elle pourrait bien faire.Il
n'y a à premiere vue aucun loisir possible!
Là ce matin , o miracle, ça fonctionne. L'écran télé couleur diffuse des dessins animés.
et ô surprise, je peux y voir une certaine Ariel, LA petite sirène de walt disney.
D'où cette question? Comment se fait il que le régime communiste de Castro diffuse des dessins animés américains?
Un peu plus tard , je constatais ,sur les uniques
chaines d'état, la diffusion en PRIME TIME de films hollywodiens.
On
me dit que c'était parce que Cuba piratait les USA et donc du coup ne
payait pas de droits d'auteurs.et c'est marrant car Ariel est
diffuséE non pas en seule fois mais en plusieurs épisodes de 5 minutes,
il y a d'ailleurs, aussi des dessins animés made in FRANCE.
Bref, aujourd'hui, au programme, récuperer la voiture que nous avons loué.Nous sommes passés via agence en France, http://www.novelacuba.com/nc/index.aspx,.(de très bons conseils).
Nous
allons donc disposer d'un beau vehicule pendant 12 jours, pour
traverser l'ile d'ouest en est, en utilisant LA CARRETERA CENTRAL.
A priori, c'est moins de 900 kilomètres sur un réseau dit autoroutier et c'est à priori bien entretenu.
Après avoir confirmer par téléphone le matin même, rdv est pris sur les coups de 10h30.
L'agence REX, qui a plusieurs bureaux sur l'ile, est censée faire dans le Haut de Gamme.
Ses bureaux à la Havane sont près du National Hotel, au bout du Mallecon.
Je vous raconte tout ça parce que Voila, on a beau etre en vacances,
il faut surtout pas, à Cuba, être pressé par le temps. Nous avons dû,
ce matin là, poireauté près de trois heures sur le parking de
l'agence/station service. Rien à faire, sauf à prendre son mal en
patience.
Des dizaines de touristes, un ou deux hotes(ses) dans un
tout petit bureau climatisé, et ça parle espagnol, mauvais english, ou
encore danois. Le bordel.
IL devait donc être sur les coups de 14 heures quand nous avons récupéré les clefs de la Daucia...
Avec Maria, nous voulions aller au cimetierre Christif colomb qui est excentré de la ville.
Petit
problème : c'est dur, dur de circuler dans une capitale inconnue,
capitale inconnue dont les speedés autochtones n'ont pas du
tout les mêmes pratiques routières que nous pauvres occidentaux.
Et
puis , chut faut pas le dire, mais j'ai toujours pas à 28 ans mon
permis de conduire, donc bon ,je ne pouvais pas,en bon male que
j'aurai du etre, prendre les choses en main ! Et puis même avec le plan c'était pas facile
Bref, pas de christof colomb et deux heures à tourner en rond nous auront été nécéssaires, pris
dans les embouteillages, pour revenir au meme point de départ.
Nous decidons de garer la voiture en centro Habana.
Voici mesdames et messieurs la place josé marti...
Des places , des rues, des portraits José Marti, il y en a partout à Cuba.
José
M. était un héros national lors de la premiere guerre d'indépendance
contre l'Espagne.C'était un intellectuel qui a été vivre quelques mois
à New York dans le ventre de la béte
Nous décidames vers les coup de 16 heures de nous lacher aux mojitos.
DIrection: El
louvré, un bar à touriste agréable et peu onéreux avec du
passage...
et surtout d'excellents musiciens from Camaguey, qui furent
très gentils avec nous et qui acceptèrent de jouer deux titres que nous
leur demandions.
Inutile de vous dire que trois ou quatres mojitos, ca rend chaud ! Maria hésita même à danser en top less sur la table.
VOLS DE PASSEPORTS
Quand nous rentrames pour 20 heures à la maison d'hote, je vis Genevieve touriste
francaise au téléphone, elle parlait à un de nos
concitoyens...."papiers..argents.....volé..... sac
bandoulière....moto...y a plus!!!"
Je mis peu de temps à comprendre malgré mon état d'ivresse quelque peu avancé, que Genevieve
s'était faite volé son sac en bandoulière, avec passeport, carte bleue,
photo du petit ami et 300 euros et ce, par des cubains à moto.
Lieu du vol : à la CALEJON DE HAMEL,voir épisode précédent, quartier splendide dédié à la religion afro cubaine: Santéria.
Ce
fut la seule fois en trois semaines de vacances à Cuba, que nous fumes
de près et (surtout)de loin confrontés à l"insécurité" chère à Sarko.
Alors
quand les GUIDES disent qu'il est recommandé de faire photocopie du
passeport, et de laisser lors des sorties le vrai passeport et son
argent dans les chambres d'hotes , faut les écouter.Non mais sans
blagues !
PETITE PARENTHESE PASSEPORT : Si vous ne voulez pas d'ennuis comme Genevieve et poireauter des heures dans les divers bureaux adminsitratifs,scannez donc chez vous ou ailleurs passeport et photo d'identité. Envoyez les vous par email. Et gardez la copie de l'envoi. Comme ça, au cas où, vous pouvez les récuperer à tout moment grace à la magie d'internet.
HAVANA NIGHT
Carolina et Genevieve avaient
croisé l'après midi Manuel et Ruben, deux cubains de 20 ans que nous
avions rencontré l'avant veille sur la terrasse du LAS VEGAS. Manuel et
Ruben distribuaient dans le vieil havane, des flyers aux
turistas. Je ne sais pas comment ils ont fait, mais los dos amigos
ont réussi à se souvenir du portrait de nos deux frenchies (le soir de
la premiere rencontre, on n'y voyait foutre rien, faute de
courant et donc de LUZ dans la boite !). Bref nous allions passer
la soirée avec eux.
Nous fimes le tour des bars, mais à vrai dire, peu de monde dans les rues et pas beaucoup d'ambiance.Lot
de Consolation :La Cristal coula tout de même à flots,et cerise sur le
gateau , la salsa d'un bon sax retentissa dans un bar le temps de
4 chansons.
Et puis surtout ce soir là ,les étoiles illuminerent le ciel rien que pour nous ,
rien que pour notre premiere habana by night.
29 mars 2006
ultima havana...
Notre chambre d'hote à la Havane est plutot kitsh.
Tres bel appartement. Avec un déco très perso, pleins de petites images de la vierge accrochées partout.
Trés special, mais agréable.
Notre hote a l'air d'être un artiste allumé. Il me prend pour une rockstar.
Ernesto ,notre ami cubain, a accepté, pour notre plus grande joie, de passer ce samedi avec nous.
L'enregistrement pour notre avion est à 20 heures à José Marti.
Il nous reste quelques heures pour profiter de Cuba....
Dernières retrouvailles !!!
C'est un chic type cet ernesto.
Nous flanons dans les rues havanaises, ne voulant pas perdre de temps...
H-8 avant "José marti".
Nous visitons églises, centre commercial, allons sur le marché artisanal.
Ernesto nous fait partager son savoir.
Il nous raconte pleins d'anecdotes, de souvenirs.
Il nous emmene au musée du téléphone.
Là on apprend que ce n'est pas Graham bell qui est à l'origine de cette invention mais un scientifique tombé dans l'oubli...La preuve : j'ai oublié son nom...
Le musée de la REVOLUTION : c'est un chouette musée,
du moins pour tout ceux qui ont un faible pour le socialisme made in CUBA.
Le musée est dans l'ancien palais présidentiel de BATISTA.
Il ya pleins de photos, de documents, de tableaux.
On n'a pas eu le temps malheursement de tout faire.
Ernesto, qui était là pour la visite nous a expliqué l'histoire de son pays. PASSIONNANT!!
Nous retrouvons Hilda dans la Habana Viera.
Notre amie islandaise (voir Vinales) a eu galére sur galère.
Et notamment, en panne de "cash"pendant plusieurs jours, impossible pour elle de retirer car carte bloquée ou CADECAS fermées
Ca nous fait bien plaisir de la revoir.
Elle, qui était là, pour apprendre l'espagnol, ne sait toujours pas dire "gracias", et s'exprime toujours dans un excellent anglais.
Quand on était à Vinalès, je vous avais parlé de sa carte de tourisme (obligatoire pour reserver chambre), elle pensait l'avoir oublié à la Havane. ET bien non !!
Cette carte avait été ,en fait, tout le temps à ses cotés, dans son sac à main dans une petite poche "pour pas le perdre".
Fin d'apres midi...
le ciel est chargé....
Des nuages noirs, il fait bon...
Ernesto nous emmene à EL FLORIDITO (?).
Le bar où ernest Hemingway se saoulait aux Daiquiris.
C'est un endroit trés chic et beau.
Les prix des consommations sont identiques à ceux pratiqués sur les Champs élysées.
On prend une photo et Ciao.
Je fais remarquer au serveur que les tarifs sont excessifs, il me répond "qu'il ne boit jamais ici".
Ernesto propose de nous emmener dans une endroit "surprise".
Pas loin de Havana vieira, un batiment quelconque.
Un ascenseur et une dame dont le job est d'appuyer sur le bouton de l'étage.
ET au dernier, une bar avec terrase avec vue sur la havana...
"TRES daiquiris por favor!!".
Cigares : je voulais en ramener une boite...
DES "Coiba robusto" ou des "roméo et julietta".
Dommage pour moi, ce n'est pas du tout dans mes moyens.
Il faut à peu près, compter 15 euros pour UN bon cigare.
Imaginez le prix d'une boite de 10.
A mon avis, c'est plus intéréssant de se procurer des "Puros" (beaucoup moins cher), et une astuce consisterait à en faire acheter directement par des cubains, ils les ont à des prix abordables.
Le temps passe inexorablement! Il est 16 heures.
Ernesto, juste avant de nous quitter, offre une rose à Maria.
Quel classe..Quel talent !!
Hasta siempré amigo !!
Nous lui laissons pleins de fournitures scolaires, nos médicaments et le dictionnaire franco-espagnol de MARIA.
Derniers mojitos....
Désormais, il nous faut regarder la montre.
Nous profitons de notre derniere heure pour aller boire des mojitos à el louvre...
Nous nous prenons, sur le chemin, une sacrée averse...
Je m'en fiche et marche ,sans parapluie, Calle neptuno, à sauter dans les flaques.
Un dernier "son" et puis le moment de chercher un taxi.
Nous décidons d'emprunter un "taxi illégal".
et bien nous en a pris.
Un cubain nous alpague, "plazza josé marti" et nous propose sans surprise, un taxi.
A notre réponse positive, il claque des doigts et là, apparait une vieille américaine, toute noire et toute belle...
Viva Cuba !!
31 mars 2006
ADIOS CUBA !!! HASTA PRONTO...
Bonne pioche pour le taxi...
Le chauffeur fait un petit arrêt sur cette plazza marti,
et quelques mètres plus loin, il tchatche un autre homme qui lui ouvre le coffre de sa voiture...
un tube en caoutchouc.
Une station service illégale ,en plein centre de la habana...
Dehors, il pleut encore un peu..
Le reggathon raisonne à fond la caisse.
Alors que nous détestions cette musique, et que nous nous moquions du "reggaethon de mierda" omniprésent, on se surprend à chanter...
Dehors, un arc en ciel....
Difficile de demander départ plus "romantique".
Un arc en ciel à la havane, dans une superbe americaine, en train d'écouter du reggaethon...
et dire que dans 12 heures nous serions à Paris.
Sur le chemin, à un virage, la portiere du passager, s'ouvre et il manque de tomber sur la route.
J'arrive à le retenir par le bras...
Il rigole...
On lui donne pour sa petite fille un paquet de bonbons.
et chose étrange, lorqu'il nous a déposé à l'aeroport, au moment de nous dire au revoir, il était tout ému.
Comme si on se connaissait depuis longtemps...
AEROPORT JOSE MARTI: No comment...
On achete cartes postales, et t shirt du CHE...
A noter d'ailleurs deux "BONS PLANS" :
1°Si vous voulez ramener pleins de billets de banque du CHE, de Camillo CIENFUEGOS, ou de José Marti, rien n'est plus simple.
Je vous l'avais dit au début, les cubains ont leur propre monnaie, en principe "interdite" aux touristes.
Pour s'en procurer, allez à la cadeca et demandez à changer vos euros ou CUC en monnaie cubaine.
Demandez l'équivalent en billet d'EL COMMANDANTE...
Petits souvenirs pittoresques et pas chers !!
2° Votre Rhum, il vaut mieux l'acheter ailleurs qu'à l'aeroport,et avant le Duty free.
Il sera moins cher !! et vous aurez plus de choix , comptez maxi 5 euros pour un litre de havana club.
Après les formalités d'usage, nous prenons un dernier mojito au bar de la salle d'attente.
Terriblement cher !!! L'occident n'est pas loin...
Au pipi room, je fais la connaisance du contrebassiste des afrocuban all stars qui partaient faire un concert en europe.
et puis il faut embarquer...
adios cuba !!!!!
Pas grand chose à dire du voyage retour...
AIR IBERIA est, toutefois, moins bien qu'AIR FRANCE.
Arrivée à Madrid dimanche 15 heures, heure locale...
Nous avons une petite heure de transit...
Dans l'avion Madrid-Paris, nous sommes à coté d'une professeur, qui a été enchanté par ses vacances à Cuba.
Elle a été du coté de Trinidad et du massif de l'escambrey.
Elle nous raconte ses exploits
et nous essayons de l'écouter, la tête ailleurs...
et puis ROISSY....
Il faut récuperer nos baguages...
En attendant, je vais acheter quelques journaux, histoire de savoir les nouvelles du monde...
Des attentats à londres faisaient la une des canards...
Ironie de l'histoire, comme au début de cette aventure...il y a eu comme un probleme à la reception des valises.
Alors que nous nous tenions prêt du tapis roulant, je voyais des gens se mettre à gueuler aupres des hotesses.
Une, puis deux , puis 5 personnes...
" vos baguages sont restés à madrid... erreur de contenairs(...) ils arriveront ce soir (...) ou demain mais peut etre que certains sont là..".
Ca me faisait sourire cette situation...De toute facon, moi je devais rentrer chez moi, il etait deja 18 h et je commencais le boulot le lendemain dès 5 heures...Mes baguages, ils me les renverraient sufffisament tot...
et puis comme dans un bon film américain, tout à coup, nos deux sacs à dos arrivérent sur le tapis roulant.
Au grand ecoeurement des autres vacanciers qui l'avaient eu dans le baba...
"chacun son tour.."
RER B : les cités de seine st denis; c'est moins joli que les quartiers de la havane mais tout aussi coloré.
Les antillaises, en face de nous, dans la rame, me font penser aux jolies cubaines.
Gare du nord et des sdf qui me demandent la pièce, ou qui me proposent un magazine.
Et un gros bisous à ma petite soeur qui doit rentrer chez elle...
Moi , je dois prendre le PARIS-ST QUENTIN DE 19H37
ARRET: COMPIEGNE (sic).
Sur le quai,je demande à un voyageur si il peut me preter son portable.
Je dois prevenir ma douce de mon arrivée...
Le mec refuse...
Je le traite (tout bas ) de "marricon , cambronn et autres hiro de puta".