Cuba :Havana - Santiago via vinalès!

Quand une soeur (maria) et son frère (pédro) louent une voiture, et qu'ils decident de traverser Cuba, à la fin, ça en fait un tas de photos, de sons et d'histoires .

20 décembre 2005

sur la route : direction le CHE...(8eme jour )

carte_cuba__sdsd

Quand faut y aller faut y aller...
Après une bonne douche froide (elles sont toujours froides d'ailleurs..),
après trois bons petits cafés sérrés,
après avoir remis à Xiomara des vetements que nous avions emporté,
après avoir embarqués nos baguages dans la voiture ,
Nous pouvions enfin partir de Vinalès.

Un départ retardé pour plusieurs raisons.
1) Nous étions tout les trois dans le coltard.
2) Hilda devait passer à la banque mais apres trois quart d'heure de queue, on lui a dit qu'il n'y avait plus de cash.
3) il n'y avait plus d'essence à la station service et il fallait attendre "5 minutes"autrement dit trois plombes le temps que quelqu'un avec un gros tuyaux vienne alimenter la pompe.

Chicho était du voyage, nous allions le laisser un peu plus loin sur l'autoroute à une bifurcation, il se rendait chez son fiston. Un chic type ce chicho.
En plus comme j'avais la colique et mal au ventre il m'avait fait,avant de partir, une petite potion dont il avait le secret.
Citron, sucre et bicarbonate de soude....

Pas grand chose à dire du voyage à part qu'il faisait gris et que ça ventait.

Hilda avait pris le volant, et alors que l'on somnolait on entendit un grand WAWWWWWWWWWWWWWWWW.
notre amie islandaise venait d'eviter de justesse un immense oiseau genre condor.
Attention vous qui trainez sur les autoroutes cubaines, ca va tout droit, tout va bien,il fait beau  et puis hop, on trouve un truc qui n'a rien à faire en plein milieu de la chaussée.

Pour nous la règle du jeu était simple : rejoindre le plus rapidement possible santa clara , pour pouvoir aller au MEMORIAL du CHE GUEVARRA.2345

Nous étions un dimanche, et selon nos guides, le musée n'etait pas ouvert le lundi, il fallait donc y arriver avant que ça ferme. Nous partions dès le lendemain pour Camaguey. C'était jouable mais avec l'histoire de la banque ca nous mettait en retard. Quel suspense...
et dans la havane la circulation devenait d'un coup beaucoup plus speed ou plus slow c'est selon...

Nous déposons Hilda à l'hotel National de la havane..."Goodbye, good hollydays,see you later".

La bas,nous essayons, en vain, de telephoner à notre futur hote pour connaitre son adresse ou un truc dans le genre.et nous essayons,en vain egalement, de retirer de l'argent.
Maria était un peu stréssée à l'idée de conduire d'autant plus que dans les rues de la capitale il y avait une manifestation populaire ou militaire  et par consequences toutes les rues qu'on voulait emprunter étaient bouchées.

Ca se trainait et j'étais incapable malgré ma carte de trouver le bon chemin pour rejoindre l'autopista.
Au bout du compte, on prend une petite famille en stop.
Un beau jeune homme tatoué au bras et sa femme.
Avec un tout petit bébé. Ils sont vraiment pas agés les parents. Ils nous expliquent que la fille vit chez sa mère en attendant que le papa travaille.
Nous leur donnons un petit jouet pour bébé et aussi un soft drink havana club, genre soda à 12 degrés de rhum.

On arrive à l'entrée de l'autoroute, là, un homme en uniforme nous fait signe de nous arreter.
Il nous demande ou on va, nous dit que ça l'arrange, il appelle un de ses amis en uniforme lui aussi et  les

Deux policiers.
Ruzbel et Paolo.
Ils se rendaient à Camaguey et étaient prêt à passer la nuit à SANTA CLARA , dans la voiture pour  pouvoir repartir avec nous le lendemain matin.
Deux gars bien gentils qui commençérent à draguer Maria quand ils apprirent que nous n'etions point mariés.
blogpolice_1
attention photo exclusive, les policiers cubains ne sont jamais photographiés par des touristes.Ils nous ont fait une faveur.

LEGENDE:
Les deux larrons nous raconte qu'à Camaguey, dans le temps , il y avait de grosses jarres  en terres cuites et que quand quelqu'un buvait dedans, il restait à jamais dans cette ville.

Hilares, Ils voulaient que Maria en boive pour qu'elle n'aille pas à Santiago.



Les policiers nous chanterent aussi  l'hymne national  cubain  et suite à ma demande, accepterent de  nous apprendre des gros mots.
et puis ils parlerent base ball et musique tout en sirotant une Bucannero.

Mais les bonnes choses ont une fin..."Adios,Hasta pronto..." nous étions arrivés à SANTA CLARA.

Posté par pedrolane à 15:39 - Santa Clara - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Le rendez vous manqué....

blog_cfidel_1


















La fin de journée est resplendissante. Le soleil brille mais il ne fait pas trop chaud.
Nous arrivons à notre casa.
Les proprietaires ont deux gros boxers. Les chiens sont gentils comme tout et sautent comme des puces.
La dame qui doit s'appeller Lidia est contente de nous montrer tout les guides turistiques referençant son adresse. Il y en a une flopée.

Elle appelle pour nous le mémorial pour savoir si c'est encore ouvert , personne ne répond mais elle nous encourage à y aller..blotra_1

Nous nous promenons dans santa clara...
C'est assez joli.
Comme le temps nous est compté nous demandons à un vélotaxi de nous prendre...

Une ballade pittoresque avec reggathon dans le  "vélo radio"..
Un chauffeur qui doit d'ailleurs avoir de sacrés mollets à force de trimballer tout ces gens.
Et quand il arrive aux pentes, on voit bien qu'il en chie..

bloche

Ca y est enfin, nous arrivons sur notre lieu de pelerinage.
Le maussolé du CHE.Une statue imposante.

Ernesto CHE Guevarra... l'icone révolutionnaire.
Un homme quasi parfait, integre, idéaliste, travailleur, obstiné, tétu.
Prêt à mourir pour ses idées.

UN joueur d'echecs à defaut d'etre musicien.
Un homme qui fut etudiant en medecine,  voyageur asmathique, guerillero et ministre ...
Il perdit sa place au gouvernement apres des prises de position radicale à l'encontre des dirigeants sovietiques .
et apres avoir tenter lamentablement de mettre en palce une guerrila au ZAIRE, el commandante sombra definitivement en BOlivie.


Santa clara était, pour nous ,une visite touristique mais avant tout symbolique.
Ce fut la ville que le Che libéra avec sa colonne et son ami Camillo...
Ce fut la victoire decisive des revolutionnaires face à ce fumier de Batista.
La dépouille d'ernesto (adn faisant foi soit disant)  y a été rapatriée il y a une dizaine d'année.
blohastas_1
Mais dommage pour nous tout est fermé...
Nous étions un peu décus mais nous nous y attendions.

On se console alors en restant flaner sur les lieux .
.
Mais bon de savoir qu'IL était là juste à coté, c'était assez excitant d'une certaine manière..,ous realisions pleinement qu'on etait à cuba...et que nssu etions deja  à la moitié de notre périple..

Quel homme ce CHE !!!

"Queremos que sean como el Che"

Nous décidons de rentrer à pied à la casa...
Nous nous retrouvons alors  d'emblée dans un quartier très defavorisé. Un bidon ville, tout simplement !
Les riverains nous jetaient des regards méfiants et nous interpellaient....

J'étais soudain géné et mal à l'aise d'etre ce touriste occidental depenaillé et tout bronzé...

Retour à la casa où apres un excellent diner nous décidames de rester faire dodo...
Un peu de repos apres plusieurs nuits de java n'etait pas du luxe

et puis le lendemain il fallait partir pour camaguey...Un trajet plutot long trois cents kilometres je pense....
blogsantac_1

Ce neuvieme jour allait d'ailleurs etre le pire de nos vacances.....

(dans le prochain épisode : Comment le rêve vire au cauchemar !!!")

Posté par pedrolane à 16:25 - Santa Clara - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 décembre 2005

Jabonotico : on appelle ça un accident de parcours.

carte_poliUne dure journée nous attendait.
Il nous fallait rejoindre la ville de Camaguey( une halte de deux nuits).

10 heures :"adios santa clara..."
La ville du cHE fut une étape de moins de 24 heures.

Les routes cubaines sont quasi desertes mais ce n'est pas facile pour autant d'y circuler.

on y croise des camions lents et polluants qui transportent dans leur remorque pleins de gens sérrés.

il y a des charettes surchargées tirées par de vieux canassons.

ou bien des bolides qui arrivent en trombe en sens inverse.

Nous prenons en autostop un policier accompagnée d'une demoiselle .
Ils attendaient depuis deux heures sur le bord de l'autoroute à la sortie de santa clara...
Ils ne causent pas beaucoup.
le trajet allait etre long. Ils se rendaient à ciego de avila.

Nous arrivons au bout d'une cinquantaine de kilometres  à la fin de l'autoroute et prenons  la carretera central (route nationale). Il y a beacoup de gens le long de la route..

Peut etre l'effet papillon...
Nous nous arretons à la premiere station service que nous croisons . Nous attendons 3 minutes (il ya un problème de ravitaillement ) puis decidons de repartir, nous ferons le plein plus tard...
Il doit etre sur les coups de 11 heures. Nous ne sommes pas préssés. Nous écoutons la radio cubaine...
Je ferme les yeux...

et entend un gros CRRRRRRRRRRRRREEEEEEEEEEEERRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR...
sans_titre
et  là.....c'est le draa -me!!!

Au milieu de la route à quelques mètres de nous , une voiture  sur la gauche qui avait grillé la priorité. et elle avait calé au milieu de la chaussée.

Nous : 50, 60 kilometre heures ???

et nos deux passagers qui n'ont pas leur ceinture..

Maria plein de sang froid, freine sans piler et evite de prendre de plein fouet la voiture cubaine...on l'accroche simplement...
et on termine notre course sur le bas coté...

à l'endroit meme où il y a des autostoppeuses.
l'une d'entre elles ne peut pas nous eviter.

C'est implacable, alors que notre voiture termine son freinage, je vois le corps de la jeune se cogner sur le pare brise...

Ca y est enfin la voiture s'arrete....

Dehors on crie...il ya des pleurs...
la victime est allongée.. Elle est KO.
Il n y a pas de sang...

et puis ca va tres vite... contrairement à ce qu'on nous apprend chez nous en cas d'accident,Le conducteur fautif de la voiture rouge prend dans ses bras la victime et l'emmene dans son vehicule..direction l'hopital...

UN Policier à moto arrive
et derrière ses lunettes noires il nous dit d'attendre...
Le policier est dans un uniforme moulant bleu foncé.
Il est armé (un pistolet et une matraque, avec aussi la paire de menottes)

Le flic  est grand,  porte de grosses lunettes rondes qui cachent ses yeux.Il a une petite moustache rousse et des bottes en cuir.

Il commence à interroger les nombreux témoins.
Les cubains sont unanimes pour nous mettre hors de cause. Nous attendons sur le bas coté en encaissant le choc. Les gens tentent de nous rassurer , nous disent de ne pas s'inquieter.


La jeune fille avait pourtant l'air mal en point. Ses proches étaient devenus hysteriques.

JE N"ai meme pas de clopes!! J'en taxe une au policier à lunettes.
Je m'assois sur le rebord de notre voiture.
Je revois l'accident. l'auto cubaine, cette fille.
Qu'avons nous fait?

Le policier appelle ses collègues à l'aide  de sa cb branchée sur la moto.

C'est aux alentours de midi qu'une voiture de police arriva.
Les hommes étaient, cette fois, habillés en vert.
Ils nous demandèrent de les suivre avec notre vehicul
e.

Direction : le poste de police de Jatibonico.
http://www.guije.com/pueblo/municipios/cjatibonico/

jatibonico12

Un petit poste de police de campagne.
Un batiment modeste posé dans un champ, une sorte de garnison...Il n' y a pas grand monde.

On nous fait attendre 20 minutes,seuls,  dans un tout petit bureau.
Pas de décoration.
Juste posée sur le bureau  une machine à écrire
(très très  vieux modèle).

Un jeune policier arrive enfin pour prendre notre déposition, il nous promet de nous liberer dans l'heure.

Il prend tout nos papiers , passeports, carte de tourisme ,clef de voitures...

Il drague plus ou moins Maria.
Il  estime que nous n'avons pas besoin d'interprete, maria et son dictionnaire feront l'affaire.


Pendant une heure il nous posera 20 fois les memes questions.

Il prend enfin une feuille, la glisse dans la machine.Elle fait un bruit hallucinnant.
tac
tactactactactactac
tac
tactactactac.........dring !!

On dirait que le type ne tape que d'un doigt. Ca dure hyper longtemps.
A un moment donné je pars aux  toilettes.
Là une photo hallucinante à prendre...
Une porte entre ouverte et à l'interieur, 4 policiers en uniformes , en train de  ronfler et dormir à poings fermés sur leur bureaux.

Le temps passe inexorablement...Il doit etre sur les coups de 14h30
Le jeune policier qui n'a que 20 ans nous dit qu'il faut attendre quelqu'un et que 'l on doit rester sur place.  Il precise (comme si c'était utile )  que L'homme arrivera vite...

Maria decide d'aller dormir dans la voiture toujours garée dans la cour de la garnison.
Moi je me fume un Puro de vinalès. Des adolescentes me devisage en niaisant.
Je décide de lire un bouquin.
Un homme arrive et engage la conversation. C'est un inspecteur de police. Il me montre sa carte.
salejo_1
Moi je parle pas du tout espagnol, c'etait pas évident de tout comprendre.
L'homme en tout cas voulait qu'on reste dormir chez lui.
Apres m'avoir demandé ce que je faisais comme metier, et pensant surement que j'etais un bon parti, il voulut me presenter sa fille ainée.

Il me montra un numéro de GRANMA (le nom de l'hebdomadaire du parti communiste cubain et aussi le nom du bateau qui transporta les premiers revolutionnaires).


Et puis tres gentiment, il nous apporta du jus de mangue accompagé d'ananas et de gateau sec.
et apres nous demanda de l'argent en échange....

16 heures : un homme de la criminel expert en balistique arrive sur les lieux.
Il examine pendant un bon quart d'heure la voiture et parle mecanique et boite de vitesse avec son collegue..


Il procède ensuite à des échantillons sur la voiture qui n'a rien eu du tout.
Il la prend ensuite et se rend, sans nous,sur les lieux de l'accident,pour mesurer les traces de freinage.

17 heures : Un "instructor" , un Gradé, arrive directement de Sancti Spiritus, le chef lieu de la province. Il reprend l'enquete depuis le début et ordonne une prise de sang à l'hopital.

17H30 : Hopital de campagne. C'est du genre rustique.
Il ya du monde dans la salle d'attente, et des affiches pronant le port du preservatif.

On nous emmene dans une salle un peu  crado. Une infirmiere tente d'ouvrir le tiroir coincé d'un buffet. Un des policiers donne un coup de pied dedans.

La dame en blanc en sort un papier craft plié...à l'interieur, une seringue "douteuse"  pour la prise de sang.
Maria ne s'en fait pas , elle n'avait pas bu d'alcool.

Une doctoresse jolie mais pas aimable demanda apres à maria de se mettre debout de fermer les yeux ,de tendre les bras et de lever une jambe. REFLEXES.
Puis lui demanda de lui souffler son haleine dans le nez..

la docteur cocha ensuite sur le formulaire de police un truc du genre "aleino etilico".
J'hallucinais...6 heures apres l'accident la Medecine disait aux forces de l'ordre que ma soeur avait une haleine étilique.

Retour au commissariat : où l'instructor magdaleno interrogea maria .
Je ne fus pas convié à l'entretien et un policier du genre jovial rigolait en imitant ma soeur menotée allant en prison.

J'etais anxieux et me demandais si l'assurance couvrait les dommages aux tiers.
A priori non...je lisais et relisais les petites lignes.

Il devait etre sur les coups de 19 heures.
Un des témoins du matin était venu officiellement nous defendre.


Alors que le jour commençait à tomber, l'instrutor nous expliqua qu'il n'etait pas question d'aller à camaguey et qu'il fallait qu'on aille avec lui à Sancti spiritus pour un truc adminsitratif .

Il devait etre 21  heure quand nous le retrouvons à son quartier general.

Madgdaleno :
"petit changement de programme.
Ce qui pose problème c'est  l'état de santé de la victime.
Elle a été touché aux vertèbres.

il confisqua donc  le passeport de maria et nous convoqua à la premiere heure  pour le lendemain matin.



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14 février 2006

nuit à sancti spiritus

je peux le dire : très tres glauque cette escale forcée à la caserne policière de Sancti spiritus.
Surtout, parce que nous ne sommes toujours pas au courant de ce qui va nous advenir et aussi parce que Maria n'a plus de passeport.

En plus cerise sur le gateau, impossible de trouver une chambre d'hote, car pour cause d'ouragan DENNIS, tout les touristes qui étaient ou devaient aller à trinidad ou cienfuegos ont attérri ici...

Sancti spiritus...ça avait l'air joli..avec un casa de la musica en plein cnetre ville (anim )et  avec de superbes hotels coloniaux..

Comme je l'ai dit plus haut, toutes les chambres d'hote étaient pleines et c'etait le meme refrain dans les hotels.. je me preparais  psychologiquement à dormir dans la voiture.
un charmant groom nous brancha, quand meme,  vers un hotel legerement excentré..
il restait juste une chambre(30 euros ) ,  fallait que l'on y aille de sa part... vamos...

direction donc un hotel pour touristes, un vrai de vrai..

une chambre assez agreable avec clim et televiseur..pas de panne d'electricité.
on decide de se faire un resto...celui du "club" est encore ouvert..
c'est pas specialement propre, c'est desert ..et il y a cinq chats noirs, magnifiques et ammaigris qui nous supplient de leurs yeux pour qu'on leur donne les restes de notre poisson pané...
je me prends deux ou trois bucanero, histoire de destresser un peu...

on entend les animations de l'equipe de l'hotel..."les bronzés à cuba"

inutile de vous dire, que cette journée nous avait épuisé...
apres avoir zappé sur cnn (chaine de propagande us), je decide de faire un gros dodo...
nous avions rendez vous dans 8 heures avec notre instructor magdaleno..

maria allait elle etre emprisonner????

roulements de tambour..

(ps : merci à ceux qui laissent des commentaires, excusez pour le laps de temps un peu trop long entre chaque épisode, et puis n'hesitez pas à me contacter par mail  pour plus d'info)

Posté par pedrolane à 12:34 - con la policia - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

happy end

on va arreter le suspense inutile...
bien sur que non , maria n' a pas été en prison...(happy end).

je passais une tres mauvaise nuit dans cette chambre de cet hotel.
apres une bonne douche, nous allons prendre notre petit dejeuner...

On ne le repetera jamais assez , à CUBA, IL FAUT ALLER EN CHAMBRE D' HOTE.
Prendre le petit dejeuner dans des clubs comme celui là, c'est tout bonnement un cauchemar.
Vous savez c'ets le genre de buffet géant avec pleins de choix et pleins de gens en tongs , bananes, qui font la queue.
des allemands, des anglais, des danois, des vieux et des gamins.
et puis des francais con comme des baais qui ne peuvent s'empecher de critiquer et d'insulter leur voisins.

Je me souviens avoir bu deux cafés et deux oeufs sur le plat.
les patisseries étaient tout sauf appetissante, il y avait du fromage à l'allure douteuse, et je ne me souviens pas avoir vu de fruits, mangue, banane ou goyave...
bref, le petit dej le pire de ses vacances..

apres avoir un peu galerer pour retrouver le "commissariat" de sancti spiritus ,
nous arrivons à l'heure.

On nous fait patienter dans la salle d'attente.
Comment decrire?
une pièce salle et poussiereuse , des bancs en bois, des murs blancs fissurés.
un ventilateur au plafond qui tourne en faisant un drole de bruit.

Quelques femmes aux regards fatigués et tristes attendent comme nous...
il y a pas mal de passage dans cette caserne.
UN heure...60 minutes, 3600 secondes...10 clopes...
et magdaleno arrive avec un grand sourire comme si nous etions ses amis de toujours..

"MARIAAAAAA, como estas???"
il lui rend son passeport et nous dit que notre victime est saine et sauve, qu'il n'y a plus de soucis à avoir, l'operation aux vertebres  s'est bien passée.
On appelle ça un OUF de soulagement.

Apres avoir rempli notre reservoir d'essence, apres mettre mis du gaz oil partout sur la jambe en faisant le plein,
nous prenons enfin la route de camaguey...
je nous allume un puro de Vinalès.
Nous mettons la radio cubaine...un reggathon sort des baffles. maria se met à chanter, un peu tendue mais concentrée.
nous nous remettons peu à peu de nos émotions causés par l'accident de voiture de la veille.

et puis , jabonotico ne devint plus finalement, qu'un mauvais souvenir....

(dans le prochain épisode, des photos de  notre escale  à camaguey, jolie ville cubaine,
paisible avec pleins d'eglises,  la rencontre d'un barman hors pair et sa recette du mojito ,
et puis aussi notre premiere demande en mariage ou encore  des velos taxi qui écoutent OZONE  la nuit à tout berzingue....)

Posté par pedrolane à 13:00 - con la policia - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2006

Camaguey, la ville des églises.

buena_vista_camaguey

je l'ai déja dit un peu plus haut, je n'ai (toujours ) pas mon permis de conduire.
je ne pouvais donc pas prendre le volant et soulager maria...
la pauvre, elle était pour le moins traumatisée par l'accident et quelque peu stréssée par la conduite.
mais nous n'avions point le choix , il fallait  ramener  la voiture à santiago.

pas  forcement facile de conduire sur la carrétera central, il ya tout le temps de gros camions et pas forcément évident  de doubler quand on sait que de l'autre coté des bolides arrivent à 120 à l'heure.
Nous faisons en moyenne du 70 km heure.

Nous prenons deux autostoppeuses. deux femmes la quarantaine. l'une d'elle est representante, elle vend des poulets. elles rigolent tout le temps. je leur demande de nous chanter l'hymne national...
elles refusent. pas tres patriotique tout ça...
anecdote: au moment où elles sortent de la voiture...crack...le bermuda en jean de "helena" se découd completement  au niveau de l'entrejambe, bermuda devenant du coup inutile . elles éclatent de rire...

PARENTHESE AUTOSTOP: on peut lire notamment sur le forum du routard, qu'il ne faut pas prendre de cubains en stop, que y a pleins de voleurs , qu'ils se mettent à rabattre discretement les sieges arrieres , pendant que vous roulez,  et ce pour derober le contenu des valises etc...Nous n'avons connu  aucuns problèmes de ce genre, alors  mefiez vous , et monter eventuellement derriere pour décourager  les "criminels" potentiels. (ici c'est pas comme à nice ou en italie, il n' y a pas de carjaking)

Camaguey :
Dans le lonely planet, on apprend que c'est une ville de 310 000  habitants, à "l'hospitalité chaleureuse".
la province de camaguey est réputée pour sa production de bétail (pour rappel, les cubains ne peuvent pas manger de boeuf).
camaguey a été fondé en 1528 . et elle est réputée pour ses tinajones , ses jarres magiques (voir infra).

c'est un facade_1cycliste d'une quinzaine d'année, rencontré à un feux rouge  qui nous guide vers notre casa...il pédale très tres vite .

Nous lui donnons un petit piece pour le service rendu.

et d'un coup, pendant 10 minutes,  il se met à énormement pleuvoir...

Notre chambre d'hote est très jolie c'est dans un grand  appartement.
une famille entière y vit. Parents, papy, et deux grands enfants.
casa_blanca
Notre hotesse, qui est très souriante et gentille , est prof de psychologie à l'université de santa clara.
Elle a beaucoup de diplomes.
J'ai comme l'impression que cette famille n'est pas trop à plaindre, tout est relatif, me direz vous , mais il y a beaucoup de livres, des téléviseurs, un ORDINATEUR, chaine hifi etc...

d'ailleurs, dans cette famille, ils adorent écouter RICHARD CLAYDERMAN.
et comme je leur avais dit "ironiquement" que c'etait un grand musicien francais ,nos hotes nous faisaient que de passer en boucle "ballade pour adeline"...

dehors, le temps est gris. IL fait relativement bon. il ne pleut plus.
moi_ds_la_rue
C'est vrai que c'est agréable de se promener dans camaguey.
C'est à la fois calme et animé.

il y a des rues pietonnes plus ou moins commerçantes.avec bars, marchands de glaces,snacks,  galerie de peintures, magasin de souvenirs .

dans des vitrines , il ya de gros frigidaires, ou téléviseurs ou encore chaines hifi en vente, c'est très cher !

Nous passons à la CADECA, retirer de l'argent.

et Maria n'est pas peu fier de me montrer son trésor. Le monsieur au guichet lui a offert un billet de trois pésos cubains avec dessus le CHE.
un billet COLLECTOR puisque les touristes n'ont pas,à priori, à avoir dans leur poche cette monnaie.

sattue

Nous flanons donc dans les rues de cette jolie ville. il y a des petites places et de nombreuses statues ou églises...

petit jeu : qui est représenté sur la statue ???

attention, piège,  ce n'est ni ernesto ni fidel...

Nous échangeons quelques mots avec de jeunes cubains qui se désalterent.
CRISTAL.....ça nous donne soif ....

des_pierre_et_des_hommes

Mais nous continuons notre ballade et nous nous perdons dans des petites ruelles sinueuses typiques.
les rues forment un labyrinthe,
à l'epoque c'était, parait il,  pour que les pirates ne puissent pas se retrouver .

Ca y est, enfin, nous trouvons ce que nous cherchons. La casa de la trova.

casa_de_la_trova

la casa de la trova de camaguey est un très beau batiment avec une jolie cour. il ya un groupe de son en plein action .
ça joue pas mal et ça danse .

on s'assoit .
" ola,  dos  mojitos por favor ...."
le musique est entrainante, il n y a qu'à cuba qu'on peut entendre pour l'apéro de tels percussionistes ou trompétistes.

mojito
A peine 5 minutes et une femme vient me voir , celle en jaune sur la photo , elle parle un peu francais.
Elle me montre une "demoiselle à l'age avancée", me dit qu'elle va pas bien du tout, lui fait signe pour qu'elle nous rejoigne

et puis la dame en jaune me murmure dans l'oreille  que je  plais bien à la dame en rouge  et qu'elle cherche un mari.

ça fait un choc, je termine cul sec mon verre...




domino
Apres deux ou trois verres (HIPS...), nous flannons encore et encore dans les ruelles de camaguey . et dire que nous devrons partir dès demain pour santiago. Meme pas le temps de se poser.

ici des joueurs de domino, sport national à cuba.
d'ailleurs les chiffres sur ces dominos dépassent les 10.
alors ??? ça vous épate ?



marie_eglise

voila la maria qui pose devant une église.

Posté par pedrolane à 14:04 - camaguey - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mojito

Diner sympatique à notre casa d' un soir.
Nous nous faisons beau pour sortir. chemise de rigueur para mi et robe très sensuelle pour maria.

Il fait nuit, il fait chaud, je sens déja le coton de ma chemise coller à mes aisselles .
Nous déambulons dans les rues désertes de camaguey. pas un chat.
Mais dans quasimment chaque maison, dont les portes sont grandes ouvertes, on peut entendre l'écho  de la soap opéra bresilienne  qui captive les cubains chaque soir à la télé .
L'audimat doit froler les 80% de part de marché.

et puis nous allons dans un bar situé dans un hotel "el colon" (?) en centre ville de camaguey.
un endroit "huppé" mais tres agréable avec un superbe bar et belle décoration avec patio et mezzanine.

le comptoir est fait de marbre ou d'un truc  tout aussi prècieux.
le barman, cubain, a la classe. uniforme blanc, crane rasé. il a la quarantaine,  beau gosse sobre et discret . il maitrise son job  à la perfection et je l'examine faire à la chaine des mojitos pour des touristes australiens.
pour la petite histoire, nous degusterons ce soir là des "daiquiris frappés"

MOJITO : mode d'emploi
faites vous plaisir et procurer vous une bouteille d'havana club (le mieux 3 ou 7 ans d'age).

http://www.havanaclub.fr

pict_7ans

achetez  plusieurs citrons verts et pressez les . C'est d'ailleurs, contrairement aux idées reçues, l'élement essentiel du mojito.
(du jus fera ausi bien  l'affaire mais c'est beaucoup  moins bon).

Nettoyez et "découpez" des feuilles de menthe fraiche.
mettez  dans votre verre une petite cuillère à soupe de sucre roux, un peu de sirop de canne. et puis votre dose de RON.

rajoutez le jus de citron vert, n'hesitez pas à en mettre beaucoup, plus y en a ,plus y a de gout ...
mettez les feuilles de menthe puis remplissez le reste du verre d''eau gazeuse (schweppes, perrier, eau petillante..).
astuce: mettez quelques glaçons pour que la menthe ne remonte pas à la surface...

remuez et touillez... miam, miam...

bref, on se fait le camaguey by night. concerts et mojitos.
j'achete un cd à un  groupe qui joue.
une belle arnaque, le cd est gravé , et je le retrouve le lendemain moins cher dans un magazin.
peu importe, ya pas mort d'homme et le cd est pas si mal...

nous rentrons à notre casa, sur un VELO TAXI.
L'homme qui nous prend est un peu looké à la STEEVIE (le) BOULET. chevelure courte, blond platine, débardeur... il a de sacrés mollets et nous fait bien rigoler.
Dans le "véloradio" sort en effet un son très connu en EUROPE...
les incontournables OZONE (un truc das le genre :  dressede basse da roubayou bayeah, youbayou ba yé roulabala bayoubayé etc etc...);
notre pilote chantait à tue tete,  tout en pedalant ,transporté de joie par cette musique enivrante. il lachait meme le guidon de son taxi pour faire l'avion.

c'est l'heure de dormir, nous sommes dans un état tout à fait convenable,
notre organisme s'habitue à nos soirées cubaines..demain,  il faudra  prendre la voiture  et faire les 300 bornes qui nous séparent de notre avant dernière escale, santiago..

Avant de passer une excellente nuit, nous eumes droit à une partie de "je te nique cafard".

Un insecte gros comme un briquet etait là dans  la salle de bain  à narguer ma soeurette et impossible de l'avoir, il tenait à la vie le bougre...

et ça va à une vitesse ces bestioles.

Posté par pedrolane à 15:37 - camaguey - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2006

en route vers santiago

maisonRéveil assez pittoresque puisque c'est un certain richard clayderman qui nous sort de nos réves avec sa "ballade à adeline".

Petit dejeuner très romantique donc , avec ces notes de piano si jolies,si typique du "mozart du walkman"...

Je me sers un petit café et manque de  vomir en mangeant par inadvertance un sandwich au fromage.
Une espece de gruyere en plastic dans un petit pain de lait rassis...BERK!!!


Nous décidons de nous ballader une derniere fois dans camaguey, deux petits heures et puis s'en vont ..

maria_franck_paisDehors, il fait une chaleur accablante.

Nous fllanons dans le centre ville , visitons des églises, faisons les rares boutiques.

On achete en guise de souvenirs, des petits maracas et un cendrier. ce cendrier  est d'ailleurs  juste à coté de mon ordi.

on en profite pour acheter dans un petit stand bouteille d'eau et gateaux secs.



On the road again.
LES KILOMETRES PASSENT, il nous faut rejoindre Santiago
Et vous connaissez la rengaine : c'est pas forcément facile de circuler sur les routes cubaines.

Il y a pleins de camions...ils feraient bien de  mettre des pots catalytiques.
l'un s'amuse à nous redoubler dès qu'il en a l'occasion (un  peu comme dans le film DUEL  de spielberg) .

Plus nous descendons vers "l'orienté" et plus les paysages sont magnifiques, montagneux...
Le ciel est noir. il va y avoir du tonnerre ,  des éclairs et  de la pluie.
C'est une mini tempete, il pleut des cordes...des cyclistes ou des pietons sont mouillés de la tete au ^pied en meme pas 30 secondes.ON entend le bruit des rafales d'eau sur le capot de notre auto.

A un moment donné , on se retrouve completement dépaysé. Dans un autre pays, genre au bout du monde en amerique latine... la vegetation est luxuriante les routes sont escarpées. et il pleut comme pas possible.
Des autostoppeurs sont trempés sous leur k way de fortune.
On fait monter deux paysans, du genre rustique, qui sans le faire exprès mettent plein de boue dans la voiture.Heureusement qu'ils sont là, car ils nous evitent de prendre l'itinieraire que j'avais en tete et qui nous aurait ral

il commence à y avoir des culs de poule dans la chaussée...la voiture bringueballe par endroit.

et puis Santiago qui arrive...Il arréte de pleuvoir...
Nous faisons d'emblée la connaisance d'orlando, jh d'une trentaine d'année, croisé à un rond point à l'entrée de la ville . Il prend des cours de français à "l'alliance".

callea_1

Il nous guide jusqu'à notre casa. et heureusement qu'il était là , Orlando car c'est pas du tout évident de se reperer dans Santiago...

Que des petites rues paralelles et perpendiculaires sur des collines, et plein ,partout, de sens interdits..
Pas facile de trouver, meme avec un plan!!

on trouve enfin, miracle, une place juste devant notre maison d'hotes...
Notre voiture est salle comme pas possible.Toute poussiéreuse.

A peine ,  sommes nous  garés, qu'un adolescent, fan de "tuning mobylette",  nous propose de la  nettoyer.

Dans la rue, une dizaine de jeunes hommes jouent au tennis ballon en écoutant du reggae à fond la caisse !!!

Posté par pedrolane à 15:14 - camaguey - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Notre "casa" à Santiago...

maries_1Vous voilà, donc dans notre chambre à santiago de Cuba.

Cette escale était celle que j'attendais avec le plus d'impatience.
J'en révais depuis tellement longtemps de ce carnaval, de cette "ciudad de la musica"...

On lisait dans le lonely planet ou dans le guide du routard que Santiago était la ville la plus métissée de cuba, la ville  qui avait brassé toutes les cultures (haiti, afrique, espagne et meme francia).

Il y était écrit  aussi que la musique et les tambours sonnaient à longueur de temps à Santiago.

Nos hotes ne sont pas particulièrement sympathiqueS. Ils ont l'air très strict, et un peu hautain.
Sur leur porte , il y a pleins de verrous avec judas.
et ils nous font une petite relfexion comme quoi on est arrivé avec un jour de retard...
(un décalage dû à notre accident).

Ils ont un petit bébé, bien dodu  dans sa petite couche ,tout blanc et tout blond, il pleurniche tout le temps, "Ce sont ses dents".
à priori, si j'ai bien compris ,nos hotes travaillent dans le domaine de la santé, genre médecin.
Et sur leur frigidaire, "le clou du clou",  il y a un calendrier tout en photo couleur "la passion selon Jésus" avec clichés  assez "choc"  et hyperréalistes de  la crucifixion.

Le genre de truc qui relaxe le matin au réveil.

Soit dit en passant, tout au long de cette aventure, je n'ai fais que répéter qu'il faisait une chaleur accablante etc etc...
Faut le savoir, si vous partez à Cuba en plein été, à Santiago c'est sans éxagerer du 40 degrés, ni plus ni moins.

et faut le savoir aussi, il vaut mieux avoir sur soi son propre PQ...car toutes les maisons d'hotes ne le fournissent pas...

Le décor est planté..Santiago,capitale de l'orienté  nous allons y rester plusieurs jours.
Et ironie du sort, y a dans le frigo de la maisonnée  de la "Hatuey" : una "cerveza" faite ici à santiago.
Il faut donc y gouter, c'est la tradition , en plus ça tombe bien  c'est l'heure de l'apéro.

Posté par pedrolane à 15:54 - santiago - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

one day at el cobré !

elcobr_3
Quelle chaleur !
à Santiazgo de Cuba, du matin au soir, il fait chaud...

Je suis réveillé sur les coups de sept heures par un vieillard tirant un chariot tout rouillé...

il crie à qui veut l'entendre (pas moi !):

"Oignons ,oignons qui VEUUUUUUUX des oignons !!!!!"

et puis apres il peste, tout seul...

santiago24

Nous devons rendre notre voiture demain, nous décidons donc  de profiter de ce dernier jour de location pour aller visiter "el cobré".

C'est un peu le "LOURDES" cubain.

El cobré est un lieu de pelerinage catholique , c'est à une vingtaine de kilomètre de santiago, dans un tout petit village.
(cette photo et quelques autres ont été trouvées ici)


ORLANDO arrive comme prévu ,pile poile à l'heure, à notre casa.

elcobr_1
Il est gentil comme tout cet orlando. Métisse, bonne tête, sec, un air un peu nonchalant.
Il n'a pas vraiment de job, il touche un peu à tout. Il étudie le francais pour pouvoir aborder plus facilement les touristes.

Orlando nous dit que la vie à Santiago ,c'est pas facile, qu'il y a du chomage.
Que  Cuba, c'est comme Alcatraz ,les barreaux en moins et le soleil en plus !
Sa petite amie est enceinte...

elcobr_21
Orlando nous dit qu'à cuba, il y a pas mal de délation, que les voisins épient les autres riverains et "balancent" pour mieux se faire voir des responsables communistes , chaque quartier a son "comité révolutionnaire".


El Cobré c'est donc une cathédrale, un monument charmant.
Entièrement Rénové ,  Réhabilitation financée en partie avec des fonds de l'union européenne.
(on voit les panneaux qui nous le précisent).




santiago26
Pour la petite histoire, en 1606, des pecheurs auraient un jour trouver une statuette en bois , une statuette  où dessus il y avait écrit
"je suis la virgen de la caridad"..

La relique fut alors transférée à el cobre  ou l'on construisit un sanctuaire puis elle devint officiellement en 1916 la st patronne de Cuba pour tout les catholiques.

D'ailleurs, dans la religion santéria, cette Cachita représente également ochun, déesse de l'amour.

A l'intérieur de l"église c'est comme dans toutes les églises, on ne peut pas trop parler, il y a  NOTAMMENT un endroit ou les gens viennent poser des objets intimes de leurs proches pour pas qu'il leur arrive un malheur.
La mère de castro serait venue là prier  pour qu'il n'arrive rien à son fils pendant la révolution. "A croire que Dieu est communiste !"


papa_cuba8

"Juan paolo  DOS" en personne est venu ici en 1998.
Il parait que quand il l'a accueilli, c'était une des rares fois que FIDEL n'avait pas mis son uniforme de militaire.

Tout les 8 septembre en tout cas, , les catholiques  cubains viennent à el cobré pour applaudire la Cachita, nom donné à la statue.
Pour l'occasion, on l'a fait circuler dans les rues du village
et puis tout le monde crie c'est la fête.


lasoeu_1

On décide d'aller un peu se promener dans le village, il ya quelques badauds qui vendent des souvenirs.
Ce n'est pas spécialement notre truc...

On va un peu plus bas, monter à pied un sentier pour arriver tout en haut d'une colline..
Là , il y a un monument dédié aux neg marrons.
Ces esclaves africains qui avaient pris le maquis et fait la guerre aux espagnols.


orland_1

on reste là papoter un certain temps.
et on ne s'en porte pas plus mal...

puis deux ,trois bieres sur une petite terrasse.

et retour à Santiago, nous allons rendre la voiture dès ce soir, ça nous fera gagner du temps.



Il y a plusieurs agence REX, à santiago, une en ville, l'autre à l'aeroport.
ON dépose la voiture  à celle du centre, mais là, alors que ça aurait du etre une formalité ,
il arrive un probleme administratif dont seuls les cubains ont le secret.

un mail qui n'a pas été recu ou envoyé...

Poireautage, une demi heure, sur le parking, près des pompes à essence,
puis direction l' agence de l' aeroport, puis repoireautage, le temps de chercher le papier ...

Le gérant de l'agence rex à la petite quarantaine, en beau costume, legerement bedonnant, pas méchant mais tres pro, très occidental, tres commercial...
il roule en audi TT.( qui on s'en doute doit etre à l'agence pas à lui ).

Alors qu'il cherche et ne trouve pas,depuis de trop longues minutes, le fameux mail-formulaire ,
il nous dit , en rigolant, d'aller à cobré, histoire que ça nous porte chance...

Ca tombe bien, on en venait de Cobré,  et le mail, incroyable mais vrai, fut retrouvé dans la foulée....

Posté par pedrolane à 17:53 - santiago - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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