Cuba :Havana - Santiago via vinalès!

Quand une soeur (maria) et son frère (pédro) louent une voiture, et qu'ils decident de traverser Cuba, à la fin, ça en fait un tas de photos, de sons et d'histoires .

28 octobre 2005

veille de voyage

Préambule :

Dans quelques secondes vous serez plongés dans notre carnet de voyage avec  centaine de photos et textes.

je vous propose avant toute chose, d'agrementer votre lecture avec  ce petit clip vidéo qui va apparaitre dans la petite télé..


 



Tout au long de ce récit , vous pourrez entendre les voix ou les musiques qui correspondent aux photos, il faudra juste cliquer sur le logo "lecture "quand il apparaitra et éviter d'ouvrir plusieurs sons en même temps.

Vous trouverez très prochainement près de deux heures de sons dans la catégorie "mes prises de sons" située dans la colonne de gauche.

 

Je vous souhaite donc un bon voyage (il commence juste  après cette photo).....HASTA PRONTO


percus_11

Je me souviens encore de ce vendredi 8 juillet 2005 , la veille de notre départ.

Il faisait gris et frisquet, j’étais à la fois impatient et fébrile.

J’allais ENFIN partir à CUBA …trois semaines en vacances.

Avec ma sœur de 25 ans « MARIA ».

Un voyage sur la perle des caraïbes plutôt bien organisé : billets d’avion achetés 6 mois en avance chez air IBERIA, voiture louée de France avec une agence de voyage, un circuit prédéfini (traversée de l’île d’ouest en est : Havane, Vinales, Cienfuegos, Trinidad, Santa Clara, Camaguey, Santiago, Baracoa, La Havane) et surtout l’hébergement chez l’habitant déjà tout réservé via une association française http://perso.wanadoo.fr/rentincuba/.

C’était un peu l’aventure mais avec un minimum de « luxe ».

Je possédais depuis 4 mois le LONELY PLANET et Maria le guide du ©ROUTARD.

Je l’avais lu et relu. Pour nous, ce voyage serait synonyme de :

Son, Malecon, Carretera central, MOGOTES, Roméo y juliet, Carta Blanca , belles américaines, Mojitos, congas, CHE, carnaval, jineteros, soleil etc..

Cuba, c’était un rêve inaccessible, il allait devenir réalité. Nous allions plonger dans la carte postale.

C’est notre mère qui nous a TRANSMIS cette passion de CUBA.

Un voyage là bas en 99 l’avait marqué à jamais.

Depuis bien longtemps et avant tout le monde, ma sœur et moi étions bercé, non sans lassitude, avec le buena vista social club ou de la musique afro-cubaine. Notre mère « amoureuse » du CHE nous en avait tellement parlé de cette révolution et de FIDEL que nous ne pouvions que sympathiser….

Donc, ce 8 juillet, nous étions à quelques heures du départ.

Avec Maria, chez moi dans l’Oise, pas loin de Roissy, nous étions en train de vérifier nos bagages. Nous avions chacun notre petite HOUSSE de voyage ultraplate samnsonnite pour mettre dedans argent, passeport et autres papiers. Nous avions bien évidemment des vêtements légers, nécessaire de plage, de toilette, lampe de poche et même des pull-overs !!

Nous avions aussi pensé à ramener pour nos futurs amis CUBAINS des petits échantillons de parfum, savon, shampoing ou autres produits de beauté. Rendons à césar ce qui appartient à César, c’est Maria qui y avait pensé !!

Nous étions fin prêts, « nous avions tout prévu sauf l’imprevisible »!! 2005_07_08t055329z_01_nootr_rtridsp_1_ofrwr_caraibes_floride_ouragan_20050708

Un ouragan nommé DENNIS !!!

Jour du départ : entrée en matière
Trois heures du matin, le téléphone sonne (le printemps de Vivaldi).

Je dormais paisiblement, quelque peu éméché par les verres que j’avais bu la veille.

DRING DRING…..je décroche. Ma mère !

Limite hystérique, des tremolos dans la voix.

« Avec l’ouragan, c’est pas possible.. ; c’est la zone la bas ! !mais vous vous rendez compte ? ça va pas être des vacances. ; Pas d’eau, pas d’électricité…y a des morts BON DIEU !!!je vous demande de pas partir.. ; tu comprend ou pas ??? je vous INTERDIT de partir…j’ai eu votre père …..(Agressive) VOUS RESTEZ ICI !!! ».

Ma soeur et moi, complètement dans les choux, restions quoi..

Ce voyage allait être annulé à cause d’un cyclone

DENNIS était le premier d’une série qui allait être impressionnante (katarina, rita…).dennis

Ma mère (comme nous d’ailleurs) avait passé sa soirée derrière le net à en savoir plus à son sujet. Les infos nous montraient les images spectaculaires d’un DENNIS qui touchait de plein fouet HAITI. Selon Internet, DENNIS avait touché la région de Santiago ; il y avait des victimes. L’ « uricane » allait dévaster l’île.

Internet disait aussi qu’il serait parti vers la Floride d’ici 24 heures.

Nous étions donc désempares. Il fallait annuler et se faire une raison.

J’eu beaucoup de mal malgré mon état comateux à retrouver le sommeil.

Ce voyage ça faisait au moins 5 ans que j’en rêvais. Et là ; à la veille de mon départ, je devais dire NON. Je réfléchissait déjà à une autre destination (nos finances nous le permettaient !).

J’étais très déçu….c’était inconcevable d’y penser !

La nuit fut courte mais conseillère. A l’heure prévue 7 h, je me réveillais et défiant l’autorité parentale (j’ai 28 ans quand même), je pris mes responsabilités. Maria était ok, Nous allions quand même partir dans ce contexte d’ouragan et nous verrions bien sur place si nous aurions ou non l’occasion de regretter notre choix.

Ce fut mon ami Laurent qui nous emmena dans sa 106 à Roissy, au terminal 3 de l’aéroport international CHARLES DE GAULLE.

Compiegne-roissy se fait vite un samedi matin.

Nous arrivons sur les lieux à l’heure convenue. Il fait beau. Il y a pleins de gens heureux de prendre l’avion. C’est l’effervescence. Y pleins de valises , de gens qui télephonent

Nous allons au guichet Nouvelles frontieres ou l’hotesse sans sourire nous dit qu’il n’y a aucun probleme, que le vol n’est pas annulé, elle nous donne gentiment nos billets, et notre « sésame », la carte touristique obligatoire.

9H10.Nous nous dirigeons donc enthousiastes vers le stand iberia ou nous nous appretons à prendre notre paris madrid à 11 heures ,
madrid la havane à 17 heures.

La dame ibéria est espagnole, elle ne parle pas trop francais. Dans un anglais confus elle nous explique que notre avion a déjà décollé. Soit près de 10 heures en avance !!!

Et personne nous avait prévenu, madame iberia qui s’appelle paola nous dit que c’est bête et embetant MAIS qu’il y a de la place dans un autre avion dans deux jours !!

Il fallait agir et vite…que faire ??

Un coup de fil et passage au stand de nouvelles frontieres qui avoue ne pas etre au courant de ce problème.

15 minutes d’attente..et surprise.. L’avion iberia que nous avions soit disant raté, doit finalement décoller…Direction : l’enregistrement des bagages.

Les voyages réservent toujours des surprises.

Là sur ma gauche, dans la file pour ST jacques de compostelle , je vois un jeune homme mal rasé, avec des grosses lunettes noires, une touffe de cheveux frisés, et un blouson en cuir..

« Raul ???                                  raul_et_moi1

- si ??? »

J’avais vu juste c’était Raul Paz, chanteur cubain, vivant en France.

Artiste que je vous recommande vivement. Interview et photos de rigueurs.

30 minutes plus tard alors qu’on arrive au guichet et que l’on pose nos baguages sur le tapis roulant. Coup de théâtre : finalement l’avion avancé soit disant en partance est finalement annulé…mais divine surprise, nous avons deux places sur le Air France Paris la Havane de 13 heures !!! Juste le temps d’embarquer …

Après avoir poireauter inutilement 15 minutes devant un tableau d’information qui n’a servi à rien, nous trouvons enfin le lieu d’enregistrement de notre nouvel avion.

A l’autre bout de l’aéroport…

Pleins de monde, pleins de bagages, de gens, pas de queues, pas de sens…le bordel quoi !

Et la présence parmi les voyageurs de l’équipe cubaine de base ball.

Au moins une heure d’attente….enfin !!Passeports en main, nous effectuons les démarches administratives avec le gentil agent au sol qui enregistre nos sacs et valises.

PANNE.

Tout s’arrête…

20 minutes plus tard, nous étions enfin libérés de nos bagages avec, heureux notre titre d’embarquement dans la housse de voyage ultraplate. Porte A43 ou un truc dans le genre.moi_aeroport

Tout aurait pu bien se passer. Mais Non !!!

Alerte à la bombe !!!!! un bordel monstre je vous dis même pas !

2 heures plus tard, à 17h45 nous étions enfin dans l’avion heureux qui comme ulysse.

Nous ne savions pas encore que nos baguages resteraient à Paris !!!

(à suivre dans le prochain épisode : les douanes à La Havane, les premieres pannes d'électricité et la visite de la capitale par RAFAEL, cubain adorable....)

Posté par pedrolane à 11:39 - decollage - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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